Liège Il a déambulé ce samedi dans les rues de Huy à l'occasion du festival Les Une Fois d'un Soir.

La 18e édition du festival Les Une Fois d’un Soir avait lieu ce samedi 28 septembre à Huy.

L’événement, coorganisé par l’ASBL éponyme et le pôle cirque Latitude Nord (Marchin), prenait ses quartiers pour la quatrième fois dans la cité mosane. Le festival a pour particularité d'être engagé, "avec des questions sur le genre, la migration", explique Olivier Minet, directeur de Latitude 50. "Le rire, le burlesque est utilisé comme outil pour parler de thématiques fortes comme le nucléaire, le développement durable…".

Le temps incertain n’aura pas découragé ce samedi un public familial venu nombreux assister aux différents spectacles des 25 compagnies belges et internationales disséminées un peu partout dans la ville. Au programme : théâtre, danse, cirque, théâtre d’objets, conte…

La dragonne Joséphine

A 15h30, le public a eu la primeur de découvrir avec émerveillement sur la Grand-Place la nouvelle création de la Cie des 4 saisons : un dragon entièrement articulé et automatisé de 7 mètres de haut et 12 mètres de long. Plusieurs enfants (huit à la fois) ont d’ailleurs eu l’occasion de monter sur son dos pour un tour de manège. Tout en chansons - créées spécifiquement pour le spectacle, le dragon s’est progressivement dirigé vers le quai Batta où est accosté le bateau de la Cie bassengeoise. Un bateau entièrement restauré par la compagnie et converti en théâtre itinérant.

Crée il y a 25 ans par Frédérique Prohaczka et son compagnon Eric Lefevre – rejoins depuis par Gert Segers -, la Cie des 4 saisons a commencé par réaliser des parades en échasses, puis travaillé avec des marionnettes, avant de créer "un carrousel artisanal" et... désormais un dragon articulé. Une structure faite de métal et de tissu qui a nécessité "deux ans de travail en atelier". "Le cou et la tête fonctionnent via un système hydraulique". La structure mouvante nécessite un conducteur, mais aussi "une autre personne pour articuler les éléments", tandis "que je reste au sol pour faire cligner les yeux de la dragonne"., explique Frédérique Prohaczka. Ce spectacle de rue "raconte l’histoire d’un dragon qui se serait endormi au Moyen-Age et qui se réveille à notre époque, où tout a bien changé avec des questions sur la transition écologique, du transgenre. Car elle se sent également désormais plus femme que homme et demande qu’on rebaptise son nom en Joséphine". Notons que la dragonne Joséphine dispose d'un toboggan en bois au niveau de sa queue permettant aux enfants de descendre facilement de son dos.

Enfin, non loin de là, sur la place Verte, le public aura également eu l’occasion de découvrir la vingtaine de statues surprenantes de Claude Merle, faites en résine polyester et mises en scène pour l’occasion (Les Voisins), mais aussi la Boucherie Bacul de la Cie Pikz Palace qui ne travaille qu’avec des peluches abandonnées…Et bien plus de spectacles encore...