Marc Lafontaine n'avait pas supporté le constat d'une liaison avec un rival

FLEMALLE Le parquet a requis mardi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 8 mois de prison contre l'échevin flémallois Marc Lafontaine, poursuivi pour coups et blessures sur la bourgmestre de la commune.

Attaché parlementaire et ex-compagnon de la victime, il n'avait pas supporté le constat d'une liaison avec un rival. Marc Lafontaine s'était présenté le 30 novembre 2008 au domicile d'Isabelle Simonis, la bourgmestre de Flémalle avec laquelle il avait entretenu une liaison durant plusieurs années. Leur relation venait de s'achever mais Marc Lafontaine espérait renouer. Le jour des faits, il avait constaté que son ex-compagne était en compagnie d'un autre homme.

Le prévenu avait porté des coups de poings à son rival et à Isabelle Simonis, leur causant une incapacité. Marc Lafontaine prétendait que son ex-compagne tenait un double langage et qu'il s'était senti trompé. Le dossier évoque des coups violents mais le prévenu a minimisé leur incidence à l'audience.

Marc Lafontaine doit également répondre de faits de coups et blessures volontaires sur une autre précédente compagne. Il lui aurait porté des coups le 8 mai 2008 dans le cadre d'une dispute. Il a minimisé également ces faits en évoquant une simple poussée.

Alors que la partie civile a évoqué un caractère machiste chez le prévenu, le parquet a épinglé les "méthodes d'acharnement" de l'échevin qui n'accepterait pas l'idée de la séparation.

© La Dernière Heure 2010