Un Liégeois âgé de 82 ans et qui était expert psychologue judiciaire encourt une peine de quatre ans de prison avec sursis probatoire devant la cour d’appel de Liège pour avoir commis des attouchements sur son petit-fils alors que ce dernier était âgé de 6 à 8 ans. Les faits ont été dénoncés de manière anonyme. Il est apparu que le petit garçon avait subi des attouchements entre octobre 2014 et avril 2017 lorsqu’il se trouvait au domicile de ses grands-parents. L'ancien expert-judiciaire a parfois commis des attouchements alors que d’autres personnes se trouvaient dans le même logement que lui. 

Entendu, l’enfant a confirmé avoir été la victime de son grand-père. Le petit garçon a été entendu par un expert psychologue qui a confirmé la crédibilité du petit garçon. Lors de l’enquête, les membres de la famille du suspect ont expliqué que l’homme aurait commis des attouchements sur des dizaines de victimes dans son entourage sans jamais être inquiété. En effet, ces faits n’auraient pas été portés à la connaissance de la justice, seraient aujourd'hui prescrits et l’homme aurait ainsi pu passer à travers les mailles du filet. Lors de son passage devant le tribunal correctionnel, le prévenu avait estimé que les enfants de la famille n’étaient pas démolis. L’homme avait expliqué avoir touché l’enfant à travers ses vêtements. “ Je suis certain que l'enfant a pris du plaisir, je vous rappelle que je suis psychologue”, avait-t-il déclaré devant une assistance médusée. 

Le 1er mai 2017, il avait adressé une lettre à ses enfants dans laquelle il expliquait qu’il ne comprenait pas pourquoi on le rejette. Il avait aussi expliqué qu’il y avait quelque chose d’intransigeant dans sa famille et qu’il était dommage qu’on ne leur ai pas appris le pardon ! Devant l’expert-psychologue, il a déclaré qu’il ne comprenait pas les peines requises par le parquet et qu’il trouvait cela un peu excessif de demander une peine de quatre ans de prison. “Ce n’est pas comme si je sautais sur tous les enfants”, avait-t-il déclaré. “Je reconnais la faute que j’ai commise, mais je trouvais que comme je l’ai dit, que la peine était excessive", a expliqué le prévenu devant la cour d’appel de Liège. “Ce n’était pas dans l’intention de me disculper. C’est peut être que c’est parce que dans mon adolescence, j’ai été culpabilisé concernant ma sexualité.” Le prévenu a déclaré qu’il était prêt à se soumettre à une probation. “Je suis très satisfait de mon suivi psychologique et je suis prêt à suivre les conditions que vous m’imposerez”, a-t-il déclaré à la cour. La décision devrait être rendue en novembre prochain.