Depuis ce vendredi, la décrue suite aux inondations laisse place à un spectacle saisissant, partout où l’eau a débordé. De Limbourg à Liège en passant par Verviers, Pepinster, Trooz et Chaudfontaine - sans oublier dans toute la vallée de l’Ourthe - de gigantesques amas de déchets, charriés par les eaux, sont entreposés devant les habitations sinistrées. Entre les divans, les archives détrempées, les bibelots détruits, on retrouve également d’imposants troncs d’arbres et… d’innombrables carcasses de voitures.

Si dans un premier temps, la solidarité face à ce drame semble avoir pris le dessus, il semble que certains esprits malveillants ont aussi vu dans cette catastrophe l’occasion de se faire un peu d’argent. Ainsi, plusieurs pillages de magasins ravagés ont déjà été constatés ; ce fut le cas du côté de Verviers et de Pepinster notamment. Mais aujourd’hui, une autre activité s’interroge sur l’opportunité que représente tout ce grand nettoyage : le ramassage des métaux.

Pour rappel en effet, l’activité est autorisée dans les communes mais reste réglementée. Dans le cas présent, il semble que ces ramassages de métaux ont eu tendance à s’accentuer et, surtout à se réaliser de manière anarchique… C’est la raison pour laquelle Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, a signé ce lundi une ordonnance de police portant interdiction d’activité de ramassage de métaux ferreux et non ferreux dans les zones sinistrées par les inondations.

Celles-ci sont au nombre de 4 : Chênée-Gravier, Chênée-Lhonneux, Angleur-Vaudrée, y compris les Aguesses et Angleur-Kinkempois. "Les policiers liégeois sont présents dans les zones concernées afin de verbaliser d’éventuels contrevenants", précisent les autorités liégeoises.