Tel est celui concocté par la Ville de Hannut qui se veut aussi en route vers la transition énergétique.

À l’instar d’autres communes, la Ville de Hannut a concocté un plan d’action en faveur de l’énergie durable et du climat. Lequel, en route vers la transition énergétique et se fixant 2030 comme horizon, a été adopté il y a peu.

"Le plan climat est voulu ambitieux et réaliste", a souligné vendredi le bourgmestre Manu Douette, pour qui il faut aller au-delà de l’implantation d’éoliennes et du placement de panneaux photovoltaïques sur le toit des bâtiments communaux.

Comme rappelé par Amélie Dabompré, soit l’éco-conseillère de la Ville de Hannut, cela s’inscrit dans la foulée de la Convention des maires pour le climat et l’énergie. Soit une initiative européenne rassemblant plus de 10 000 signataires issus d’une soixantaine de pays dont 186 communes wallonnes. L’objectif étant de réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Tout est parti d’un inventaire communal qui a été réalisé, lequel a fait état d’émissions de CO2 de l’ordre de 70 787 tonnes. Les secteurs du transport et du logement étant les plus émetteurs de CO2 tandis que l’agriculture et l’urbanisme étant les plus vulnérables. C’est sur cette base qu’une démarche voulue participative a été entreprise, intégrant la dynamique citoyenne et fixant un objectif de réduction des émissions de 41 %.

Partenariat public-privé

"Une réduction de 29 % est déjà effective à ce jour grâce à l’implantation de onze éoliennes", a précisé Amélie Dabompré. Au total, 26 actions d’atténuation des émissions de CO2 et d’adaptation au changement climatique (visant à réduire les impacts du réchauffement) sont reprises.

Plusieurs exemples ont été passés en revue, qu’il s’agisse de l’isolation et de la rénovation des bâtiments (avec la désignation de citoyens référents et la mise en œuvre d’un partenariat public-privé) ou de la filière photovoltaïque (avec la création d’une coopérative).

On peut encore évoquer l’organisation d’un hackathon et la création de parcs vélos, sans oublier le développement de l’application Ride&Buy.

La prochaine étape sera constituée par la mise sur pied de groupes de travail spécifiques.