Lundi soir, au conseil communal de Huy, il fut encore question des événements "déplorables" qui ont sali la réputation de l’administration hutoise et du personnel de la Régie foncière en particulier.

Pour faire bref, deux représentantes Ecolo au CA de ladite région ont affirmé ne pas avoir voté un point qui était renseigné comme étant voté à l’unanimité dans le P.-V. de la réunion. Ce point avait trait à la location, sans mise en concurrence, d’une cellule commerciale de la rue du Pont, cellule qui convenait à un couple de commerçants pressé d’y démarrer son activité. Il faut alors question de décision inventée voire de faux et usage de faux pour favoriser l’octroi de la cellule aux personnes concernées.

Or, preuve à l’appui, les deux représentantes Ecolos ont bel et bien voté le point. Une tempête dans un verre d’eau ? Pas du tout puisque les choses ont pris une tournure politique déplorable lors du conseil du mois dernier.

"Mais", a rétorqué Rodrigue Demeuse, une des pointures vertes, au dernier conseil communal, "lors du débat, Ecolo avait critiqué l’absence de mise en concurrence des cellules commerciales, ce qui s’est bel et bien confirmé. Une erreur politique a bien été commise, et corrigée depuis lors. Ecolo a rappelé aussi qu’en tant que responsable politique, c’est son rôle aussi de veiller au respect des procédures et des règles". Et toc…

Six semaines perdues

À ceci près que Rodrigue Demeuse fut en son temps, membre du CA de la Régie foncière. À ce titre et comme les autres administrateurs, il a voté, en juin 2019, la mise à disposition, via un bail commercial liant une école de langues, de la cellule située au 7 de la rue du Pont, et ce, alors qu’aucun appel n’avait abouti. Un peu comme le cas qui a suscité le débat nauséabond lancé par Ecolo, puisqu’il n’y avait qu’une autre marque d’intérêt et dont l’éventuelle candidature n’aurait pas été recevable…

En attendant pour éviter tout recours, malentendus, médisances… le CA de la Régie foncière a lancé un appel à candidatures pour les cellules commerciales sises au 7 et au 28 de la rue du Pont. À ce jour, une seule personne a déposé un dossier : celle à qui le bail critiqué, puis cassé avait été accordé… À ce jour, l’homme a donc perdu six semaines de revenus et la Régie foncière, six semaines de loyer. Un beau gâchis !