Liège Au procès de Stefan Asenov, les assises de Liège entrent dans leur phase finale.

Les différentes parties civiles ont présenté mercredi devant la cour d’assises de Liège leurs plaidoiries au procès de Stefan Asenov, un Bulgare âgé de 35 ans.

Il est accusé d’avoir commis les agressions de deux prostituées la nuit du 15 au 16 mars 2017 à Liège. Limia Karimallah (56 ans) avait été tuée après avoir été rouée de coups. Chantal M. avait aussi été rouée de coups mais elle avait pu s’échapper de la camionnette de l’accusé, où elle avait - tout comme la première victime - été embarquée.

Lors de sa plaidoirie, Me Franchimont a souligné la violence avec laquelle Stefan Asenov a commis l’agression de Limia Karimallah. "Pendant 47 minutes, il lui a porté des coups. Il voudrait ensuite nous faire croire qu’elle est décédée sans qu’il ne le veuille ? Ses actes posés avec sang-froid démontrent un véritable acharnement, une persistance dans l’intention homicide et une préméditation".

L’avocat de la fille de la victime, Me Dulieu, a pour sa part souligné que la rate de Limia était fracturée à trois endroits. "La cage thoracique était enfoncée et cinq côtes étaient fracturées. Ne tombez pas dans le piège de retenir une qualification de coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. S es intentions n’étaient pas celles d’un client mais celles d’un prédateur".

Les avocats de Chantal M., Me Chomé et Me Rosenbladt, ont, eux, insisté sur la personnalité antisociale et psychopathique de l’accusé. Ils ont réclamé aux jurés sa culpabilité, en ce qui concerne leur cliente, pour des faits de coups et blessures volontaires avec préméditation et ayant entraîné une incapacité.

Mais pour les avocates d’Asenov, leur client n’a pas souhaité causer le décès de Limia Karimallah. Ils ont sollicité une déclaration de culpabilité pour des coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Ainsi, Me Ellen de Raedt a affirmé que Stefan Asenov ne peut être réduit aux faits qu’il a commis. "Il regrette d’avoir bu et de s’être comporté comme il l’a fait. Mais est-il vraiment le prédateur qu’on prétend ici ? La nuit des faits, il a offert des cigarettes à Limia Karimallah. Mais elle lui a ensuite volé son GSM et son portefeuille. Cela a donné la réaction que l’on sait", a indiqué Me de Raedt.

La délibération sur la culpabilité débutera jeudi matin.