Un habitant de Grâce-Hollogne a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de faits liés à la tenue d'une maison de prostitution. L'homme a contesté les faits et a réclamé un dédommagement moral de 300.000 euros au juge devant lequel il estimait être injustement confronté. 

La police était intervenue en 2018 dans une maison de Saint-Nicolas et avait découvert que l'endroit était occupé par plusieurs prostituées. Le propriétaire avait été dénoncé par les travailleuses et identifié comme celui à qui elles louaient leurs chambres et qui leur permettait d'exercer leurs activités en parfaite connaissance.

Poursuivi pour l'embauche de quatre prostituées, pour tenue d'une maison de débauche, pour exploitation de la prostitution et pour bris de scellés, le prévenu a joué la carte de la naïveté devant le tribunal. Il a affirmé tout ignorer de l'activité de ses locataires et ne leur avoir rendu que de petits services épisodiques.

Le prévenu, qui se défend sans avocat, a affirmé être injustement poursuivi. "On est dans la schizophrénie. Je suis un honnête homme. Vous avez mis en danger ma famille en m'accusant de telles choses. Vous êtes à côté de la plaque", a affirmé le prévenu, avant de réclamer un dédommagement moral de 300.000 euros au juge qui ose lui demander de s'expliquer sur les faits.

Lors de l'enquête, le prévenu avait pourtant avoué une partie des faits. L'enquête de téléphonie et des observations policières avaient établi sa participation active dans le commerce de prostitution. Le parquet a requis contre lui une peine de 23 mois de prison.

Le jugement sera prononcé le 2 juin.