Liège La manifestation aura lieu ce dimanche sur la place Saint-Lambert dès 13 h 30

Le 14 février dernier, les forces de l’ordre avaient retrouvé le corps sans vie d’Oumou, une jeune femme de 26 ans d’origine guinéenne mère de deux enfants. La défunte avait été tuée une quinzaine de jours plus tôt.

Le mari de la victime a rapidement été suspecté d’être l’auteur du crime par les autorités. Il avait alors été, le 15 février dernier, placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction en charge du dossier.

"P our que ce meurtre ne soit pas vite oublié, une autre jeune femme, guinéenne également, vivant à Paris, Diaryatou Bah, a proposé à ses amis liégeois d’organiser un rassemblement citoyen", indique Jacques Chevalier, coordinateur du Collectif liégeois contre les mutilations génitales féminines, "e t ce rassemblement aura lieu le dimanche 4 mars 2018, dès 13 h 30, sur la place Saint-Lambert à Liège".

L’idée est de rendre hommage à Oumou, "mais aussi à toutes les autres victimes, et elles sont nombreuses, de violences conjugales", explique Jacques Chevalier.

Des membres de la communauté guinéenne, plusieurs associations de femmes, mais aussi Marie-Jeanne Omari, conseillère communale à Liège, et diverses associations qui luttent pour les droits des femmes en Belgique et en France seront présentes. Et toutes les personnes sensibles à la cause sont également invitées à participer au rassemblement.

"Nous espérons, malgré les mauvaises conditions climatiques, compter sur la participation de nombreux citoyens pour venir écouter les prises de parole d’au moins une douzaine d’intervenant(e) s, venant de Belgique mais aussi de France et des Pays-Bas", précise Jacques Chevalier.

La première intervention sera celle de Diaryatou Bah, française d’origine guinéenne, et militante contre les violences faites aux femmes. Cette dame, qui a été excisée à l’âge de 8 ans en Guinée, mariée à 13 ans, exilée en Europe et victime de violences conjugales, a réussi à s’échapper et à trouver de l’aide auprès d’associations. Depuis lors, elle a créé sa propre association, nommée Espoirs et Combats de femmes.