Il est midi lorsque les corps fatigués des enfants et des adolescents tirent les kayaks sur les abords du Royal Mava Club Sauheid. Après une avant-midi à pagayer les jeunes se changent et s’assoient pour une heure de table bien méritée, mais seulement après s’être désinfecté les mains , Covid oblige! Après plus de cent ans d’existence, le club situé au bord de l’Ourthe a proposé pour la première fois cet été un stage pour les jeunes de 6 à 16 ans. "Le centre Adeps situé juste à côté a arrêté les stages cette année, donc nous avons décidé de reprendre. Les jeunes sont demandeurs, nous ne voulions pas les priver de ces moments", explique Claude Carré, kayakiste passionné depuis 28 ans, et moniteur au club... Claude qui a aussi senti un certain engouement pour le kayak cette année.

Depuis début juillet, deux groupes de huit jeunes encadrés par un moniteur embarquent donc tous les matins dès 9h30. Une fois sur l’eau, les sportifs s’adonnent à toute une série de jeux et d’épreuves : du slalom, de la pagaie musicale, et pour récompenser la jeunesse, du rafting ! "Le rafting c’est vraiment ce qu’on préfère !", confie Simon, 10 ans.

Le but du stage est très simple : "Nous leur apprenons d’abord les normes de sécurité : gilet de sauvetage, température de l’eau, etc. Ensuite nous leur apprenons à avoir confiance sur l’eau, et pour terminer on s’amuse !".

Car si ce sport est très physique, le plus important dans ce club c’est de s’amuser. Si quelques graines de champions tels que Victor Hennin et Axel Carré (respectivement championnat du monde de slalom et de freestyle) s’y trouvent, le club est avant tout un club familial. "On s’amuse bien dans l’eau et on se fait des copains. Je reviendrai!", déclare Salim, 10 ans.

Des demandes depuis le mois d’avril

Et si le stage a affiché complet, c’est donc grâce à l’engouement pour le kayak présent depuis quelques mois. Suite à l’annonce de Sophie Wilmès en avril dernier, la pratique sportive a été mise sur le devant de la scène ; "lorsque la première ministre a évoqué le kayak comme pratique sportive autorisée à nouveau, cela a amené beaucoup de demandes, on peut lui dire merci !".

Les moniteurs ont donc de beaux jours devant eux pour transmettre leur passion.