Grégory, 31 ans, un ancien surveillant dans une école secondaire, encourt deux ans de prison avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel de Liège pour avoir téléchargé des images pédopornographiques et pour avoir commis des incitations à la débauche de mineures d’âge, de très jeunes filles.

Il doit répondre d’avoir eu des échanges à caractère sexuel avec des jeunes adolescentes à qui il a demandé d’adopter des positions sexuelles par webcam.

Le suspect s’est rendu dans un centre spécialisé qui a déterminé que le risque de récidive était important dans le chef du trentenaire. Ce dernier a fait quatre victimes. Il avait pour habitude d’ajouter des jeunes, voire très jeunes filles sur Facebook et d’entamer des conversations sexuelles. La plus jeune était à peine âgée de 13 ans.

Grégory entamait très rapidement des conversations à caractère sexuel. Il leur demandait de se dénuder. En 2017, le suspect a été identifié grâce à l’adresse IP de son ordinateur avec lequel il avait partagé des images pédopornographiques. Il possédait plus de 2 000 images à caractère pédopornographiques. Il a été interpellé et mis en garde. Une jeune fille qui était scolarisée dans l’école dans laquelle il était surveillant a expliqué qu’il l’avait contactée sur Facebook pour la draguer. Elle a fini par le bloquer tant il se montrait insistant.

Grégory a prétendu que son profil Facebook avait été piraté et qu’il n’était pas l’auteur des messages. Mais il était bien l’auteur des messages. Depuis, il a été licencié. "J’ai compris que j’avais un gros travail à faire sur moi", a indiqué le prévenu. "Depuis, j’ai un suivi thérapeutique. Certes, j’ai mis très longtemps à l’admettre, mais maintenant je veux recommencer sur de bonnes bases." La défense a plaidé une suspension du prononcé ou un sursis.