Assises Giuseppe Ficarrotta répond aux assises de Liège de l’assassinat de Salvatore Catalano.

La cour d’assises de Liège a poursuivi mercredi le procès de Giuseppe Ficarrotta, un Liégeois âgé de 58 ans accusé d’avoir commis l’assassinat de Salvatore Catalano, avec les auditions de ses collègues de travail.

Les faits reprochés à l’accusé s’étaient déroulés le dimanche 22 octobre 2017 vers 8 h 45 au café Le Huit , situé place du Marché à Liège. Un homme encagoulé et ganté, ne se souciant pas de la présence d’autres clients, s’était dirigé vers Salvatore Catalano (65 ans) et l’avait abattu de quatre tirs par arme à feu de calibre 9 mm.

Plusieurs employés du musée de la Vie wallonne ont décrit la personnalité de l’accusé et l’ambiance qui régnait sur son lieu de travail. Certains ont exposé qu’ils n’avaient rencontré aucune difficulté avec Giuseppe Ficarrotta. D’autres ont évoqué des agressions verbales ayant opposé l’accusé à d’autres employés. Ficarrotta a été décrit comme un homme taciturne et qui avait des humeurs changeantes. Il aurait proféré des menaces à l’égard de certaines personnes, pour des motifs futiles.

Des employés ont évoqué des altercations verbales qui ont éclaté sans raison précise. Un "planquet" (assistant marionnettiste) a évoqué avoir reçu des coups de Giuseppe Ficarrotta, lequel estimait que son travail ne correspondait pas à ses attentes.

De son côté, la famille de Giuseppe Ficarrotta a évoqué un trouble maniaco-dépressif à tendance schizophrène. Mais, selon le psychiatre qui a aussi évalué sa santé mentale, l’accusé ne présente pas de trouble de la personnalité mais les traits d’une personnalité paranoïaque.

Par les témoins de moralité, Salvatore Catalano a été décrit comme un homme "sans histoires". La victime était un homme solitaire, triste et dépressif depuis le décès de sa mère en octobre 2008. Il était originaire du même village que l’accusé, en Sicile. Les témoins ont évoqué un personnage sympathique, gentil et qui n’ennuyait personne.