Liège La première phase pourrait être achevée en 2020; l’étude d’incidences va débuter.

Une dérogation… c’est ce dont a besoin aujourd’hui le stade du Standard pour accueillir des matches internationaux tels que Belgique - Gibraltar qui s’est déroulé à Liège le 31 août dernier… Une dérogation car, à Sclessin comme dans de nombreux stades belges, les normes européennes ne sont pas respectées.

Si l’ambitieux plan dévoilé par la direction du club ce mardi soir est mené à bien, le Standard disposera, d’ici quelques années, de l’un des plus beaux stades du pays… voire du plus beau ! "Une ambition sportive", telle est la première motivation du club, a confirmé ce mardi Alexandre Grosjean, directeur opérationnel du Standard.

Celle qui permettra d’offrir une infrastructure pour le football belge "mais aussi pour le football international".

Pour le club, en effet, "il est impératif de répondre à l’évolution des normes UEFA et Fifa".

À regarder le projet détaillé par l’architecte Pierre Maurice Assar toutefois, on comprend que l’ambition est aussi dirigée "vers les supporters". "Ce que nous désirons, en effet, c’est améliorer l’accueil de tous nos supporters", précise le directeur. Pour ce faire, il s’agit donc de boucler la boucle du chaudron et lui donner… une autre dimension.

Quelques chiffres pour comprendre : le stade passerait de 28.000 à 34.000 places, il disposerait de près de 1.200 places de parking (contre 250 actuellement) et serait associé à de multiples fonctions… sur 15.000 m²; côté Meuse, on retrouve de nouveaux immeubles accueillant des fonctions mixtes (Horeca, fitness, crèche,…); le long de la tribune T 3 (rue Ernest Solvay), 2.000 m² de commerces et de loisirs doivent permettre aux supporters d’être déjà au Standard… avant même d’avoir pénétré dans l’enceinte. Objectif affiché : "faire la fête autour du stade et non plus sur la voie publique", poursuit l’architecte.

Une large esplanade privative (en jaune sur les premières esquisses) doit ainsi ceinturer le stade. C’est sous cette ceinture, située au niveau + 1, que les 1.200 places de parking seront réalisées. Et la boucle est bouclée…

Avant l’étude d’incidences, les Liégeois ont 15 jours pour émettre leurs remarques et suggestions. Suivra l’étude en elle-même, le dépôt de permis et l’enquête publique. La première phase des travaux pourrait être terminée pour 2020 !

© Assar Architects
 
© Assar Architects
 
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