Du côté de Horion-Hozémont, non loin de l’aéroport (Liege Airport), on peut s’étonner de voir que demeurent plusieurs habitations inoccupées depuis des années. Les nuisances occasionnées par les avions ont fait fuir les habitants. À certains endroits, il ne reste que des maisons taguées, vandalisées. Bref, en piteux état ! Si bien que quand on s’y trouve, on a l’impression de traverser un village fantôme…

En tant qu’échevin en charge de l’environnement, Salvatore Falcone est régulièrement interpellé par des citoyens qui se plaignent de l’état des lieux. Car, la crasse attirant la crasse, il n’est pas rare que l’on y déverse des déchets et encombrants en tous genres ! Un véritable dépotoir !

Mais au-delà de la saleté qui règne là-bas, la question de la sécurité se pose également… "Des enfants pourraient avoir la mauvaise idée d’aller jouer par là et ils pourraient se blesser", souligne Salvatore Falcone.

On peut par exemple y apercevoir une sorte de fosse, grande ouverte, dans laquelle un enfant pourrait tomber… L’échevin s’est donc adressé à la Sowaer (Société wallonne des aéroports), propriétaire des lieux, au sujet de l’état dans lequel se trouvent des maisons situées rues de Fontaine, du Paradis, de la Forge et avenue des Acacias.

"On y trouve des détritus en tous genres, ce qui favorise un important tourisme déchets dans les différents quartiers où ces maisons se situent", a indiqué l’échevin dans son courrier destiné à la Sowaer.

Démolies cette année

Concernant l’abandon de déchets, la situation est bien connue tant de la commune que de la Sowaer et il est régulier de passer par ces rues pour procéder à l’évacuation de déchets… C’est sans cesse à recommencer !

L’échevin a, par contre, eu le plaisir d’apprendre que la Sowaer a lancé les procédures en vue de procéder à la démolition de huit maisons, du moins ce qu’il en reste, situées rues de Fontaine, de la Forge, du Paradis et avenue des Acacias. Ces biens doivent être démolis dans le courant de l’année.

D’autres biens, acquis plus récemment, doivent faire l’objet d’une étude technique en vue de leur démolition. Il s’agit de six maisons situées rues de la Boverie, Rouvroi, en bois et des Communes.