Liège Les enquêteurs ont retrouvé un fusil similaire à celui utilisé par le tireur pour abattre Salvatore Catalano.

Une arme du même modèle que celle qui a servi à l’exécution de Salvatore Catalano, place du Marché à Liège, a été retrouvée dans le véhicule de Giuseppe Ficarrotta, 56 ans, l’unique suspect.

La piste du marionnettiste soupçonné d’avoir tiré à trois reprises sur un homme dans un établissement au centre de Liège est de plus en plus retenue. Ainsi, quelques heures après les faits, l’homme a été arrêté avec une arme similaire à celle qui a servi à commettre le meurtre.

Pour rappel , dimanche dernier, peu avant 9 h, un homme dont le visage était dissimulé et qui était armé d’un fusil s’est introduit dans un café de Liège. Il s’est dirigé vers Salvatore Catalano, un habitué du café, et lui a tiré dessus à deux reprises. Alors que l’homme gisait au sol, il lui a tiré une troisième fois dessus, ne lui laissant aucune chance.

L’enquête a rapidement avancé grâce aux nombreuses caméras de vidéosurveillance qui se trouvent dans les environs. La voiture de Ficarrotta a été filmée à quelques centaines de mètres du lieu des faits. Il a été filmé alors qu’il se rendait vers le café juste avant le drame puis un peu plus tard, lorsqu’il roulait en ville à bord de son véhicule.

Moins de six heures après le meurtre, il a été arrêté et sa voiture fouillée. À bord de son véhicule, les enquêteurs ont retrouvé un fusil qui correspond à celui utilisé. Une analyse balistique est en cours et devra confirmer ou infirmer que c’est l’arme qui a servi à tirer les coups de feu. L’homme détenait cette arme de manière légale.

Ce vendredi, il a comparu détenu devant la chambre du conseil de Liège. Le suspect continue de nier. "Il est toujours dans la même position, il ne comprend rien de ce qui se passe, explique Christophe van der Beesem, son avocat. Il est bien passé par là. Il y est déjà allé et il travaille à proximité, mais il nie être l’auteur. Il dit qu’il ne le connaissait pas la victime et ne l’avait jamais vu."

L’homme n’a aucun antécédent judiciaire. Depuis les faits, les langues se sont déliées et ses collègues ont expliqué que l’homme avait changé de comportement depuis quelques mois. Ils ont déclaré qu’ils en avaient peur et qu’il les avait déjà menacés. "Il vit mal sa détention, poursuit son avocat. Nous attendons les suites de l’enquête."

La chambre du conseil a prolongé son mandat d’arrêt.