Même s’il n’a pas été médiatisé, c’est un événement exceptionnel qui vient de se produire à l’Université de Liège. En effet l’ULiège vient de se voir décerner une chaire de l’Unesco.

Un choix qui honore notre université puisqu’à en croire le site internet de l’Unesco, il n’existe que 170 chaires réparties dans le monde. Inutile d’écrire que pour l’Uliège, il s’agit d’une vitrine et d’une reconnaissance internationale, au vu du nombre de candidats à l’obtention d’une telle chaire.

À la base de ce dossier, on retrouve Jean Winand, égyptologue et surtout Premier vice-recteur de l’Université de Liège. C’est lui qui sera titulaire de la chaire qui a pour thème central le savoir, la manière dont il se construit, s’évalue et comment on évalue un raisonnement.

“Nous avons introduit notre dossier en avril dernier et nous venons juste de recevoir cette bonne nouvelle, sourit Jean Winand. Cette chaire nous a été attribuée alors qu’il y avait une centaine de candidats.”

Cette chaire a été construite avec l’aide de partenaires, comme la ville de Liège, la province de Liège, le théâtre de Liège ainsi que l’Université de Kinshasa et de centre de formation Eraift, toujours en RDC.

Concrètement, la chaire proposera des cours, des colloques, des formations voire des productions artistiques qui permettront de s’interroger sur la manière dont les savoirs sont construits.

“Nous ne sommes pas limités dans le type d’activités, tant que nous restons dans notre thématique. Vous savez, à l’heure actuelle et cela s’est amplifié avec la crise que nous vivons, des opinions surgissent parfois et sont hors-sol. Il faut alors se questionner sur la manière dont ces savoirs sont évalués. Si on se met d’accord là-dessus, on peut dialoguer et maintenir la culture du débat, ce qui est primordial.”

C’est dans cette optique que l’ULiège, et toujours dans le cadre de cette chaire et du partenariat avec la ville, souhaite intervenir dans les écoles. “Nous voulons y proposer des conférences sur la manière dont on peut s’informer. C’est important de le faire assez tôt.”

26 octobre

S’il s’agit d’une reconnaissance internationale, la chaire Unesco ne rapportera par contre pas d’argent à l’ULiège. “Effectivement, il n’y a pas de subside de l’Unesco. Mais cette reconnaissance nous ouvrira probablement des portes pour des financements. Il en sera de même dans le domaine de la recherche où nous irons frapper à des portes en Belgique et à l’étranger.”

La chaire Unesco sera officiellement ouverte lors d’une séance académique qui se tiendra le 26 octobre prochain. Une séance identique se tiendra dans les jours suivants à l’Université de Kinshasa.