Lors de leur intervention, les policiers avaient été insultés par la femme et son fils âgé de 17 ans

LIEGE Une Liégeoise qui avait prétendu que des policiers liégeois avaient tabassé son fils lors d'une arrestation et qui avait déposé une plainte abusive à leur égard a bénéficié vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège de la suspension du prononcé.

Elle a aussi été condamnée à payer à chacun des 20 policiers d'un commissariat 100 euros de dommages. La nuit du 18 au 19 août 2009, la femme de 40 ans avait été arrêtée dans le cadre d'un conflit de voisinage qui avait dégénéré. Lors de leur intervention, les policiers avaient été insultés par la femme et son fils âgé de 17 ans.

Des photos du garçon portant des traces de coups avaient été publiées dans un quotidien liégeois. Le jeune homme prétendait avoir été tabassé par des policiers dans les cellules de l'hôtel de police pendant que d'autres policiers montaient la garde.

L'enquête, dirigée contre les 20 policiers de l'ensemble du commissariat, a démontré que les traces de coups résultaient d'une chute du garçon lors de son arrestation. La prévenue avait reconnu qu'elle avait exagéré la situation pour protéger son fils mais soutenait encore devant le tribunal que les policiers avaient employé des méthodes inadaptées.

Le tribunal a fait droit à la demande de suspension du prononcé de la prévenue.

Par contre, sur le plan civil, le juge a accordé à chacun des 20 policiers un dommage de 100 euros. Ils s'étaient tous constitués parties civiles parce que l'enquête interne déclenchée contre eux aurait pu déboucher sur leur licenciement.

© La Dernière Heure 2012