Liège

Les travaux de la 4e écluse ont officiellement commencé au sud de Visé

VISÉ L’écluse de Lanaye, c’est 16 m de large sur 136 m de long… Avec les travaux qui viennent d’être inaugurés par le ministre des Travaux publics, Benoît Lutgen, l’ouvrage devrait passer à 25 m sur 225 m. Point de démesure en bord de Meuse, disent les porteurs de projet, puisqu’il s’agit simplement d’élargir la porte d’entrée des bateaux vers les Pays-Bas… Pour ce faire, les travaux (entamés début juillet) dureront encore 42 mois. Rien que cela.

Si le port d’Anvers est le 2e port d’Europe (le 11e port mondial), celui de Liège n’est rien d’autre que le 3e port fluvial européen. En cause, la position stratégique de la cité ardente, au cœur d’un réseau fluvial des plus denses, en lien avec Anvers via le canal Albert et, grâce à la Meuse bien sûr, avec les Pays-Bas. Un coup d’œil sur une carte permet de mesurer l’importance de l’écluse de Lanaye, elle-même au cœur du réseau. Elle permet en effet le lien direct entre le canal et la Meuse.

Par ces travaux, il s’agit bien sûr d’augmenter le trafic fluvial – notamment en vue de l’installation du Trilogiport – mais aussi de permettre le passage des bateaux de plus de 9.000 tonnes, depuis le canal vers la Meuse et, via le canal Juliana, vers le Rhin et Rotterdam.

Ces travaux dits primordiaux ne sont pourtant pas accueillis par tous de la même manière. Il en est ainsi de ces riverains utilisateurs de la voie d’eau qui remarquaient que, après les travaux, 85.000 m3 d’eau seront concernés par chaque bassinée. En contrepartie, on évoque “une centrale hydroélectrique associée à l’écluse pour produire de l’électricité renouvelable lorsque le débit de la Meuse est suffisant” .

Lanaye en 2010, c’est 10,3 millions de tonnes qui y ont transité. Deuxième site éclusier le plus important en termes de passage en Wallonie, il accueille plus de 20.000 bateaux marchands par an, pour l’instant.



© La Dernière Heure 2011