Mardi, c’est avec enthousiasme que les enfants sont arrivés vers 8 h dans la cour de l’école Saint-André dans le quartier d'Outremeuse à Liège, pour une rentrée des classes particulière. Après plusieurs mois passés chez eux, on remarque très clairement le plaisir qu’ils ont de retrouver leurs camarades. Éric Poncin, le directeur de l’établissement explique : « il était temps que la reprise se fasse de façon normale. Hormis les masques et les gestes barrières à respecter, il s’agit d’une rentrée comme les autres ».

Dans la cour de l’école primaire, les parents et les enfants arrivent petit à petit. Serein, on distingue l’excitation sur les visages malgré cette période particulière. Partout, les enfants courent vers leurs camarades lorsqu’ils les aperçoivent. Seule particularité, en plus des masques et des gels Hydro alcooliques, les discussions. Par exemple, Sarah (6e primaire), explique à sa copine, « je devais aller en France, mais comme c’est passé en code rouge, on n’a pas pu partir ».

C’est sereinement que la maman de Flore conduit sa fille à l’école pour faire sa rentrée en 2e primaire. Fille unique, la petite de 7 ans explique : « je me réjouissais de voir mes copains et mon amoureux, mais je crois qu’il n’est pas là, je ne l’ai pas encore vu ».De son côté, la maman de Nicole qui entre également en 2e primaire semble rassurée : « des mesures ont été prises, les gestes barrières seront respectés, donc je pense que tout se passera bien. Nicole se réjouissait de revenir à l’école, ça faisait trop longtemps ! Les enfants ont besoin de prendre l’air».

Le directeur de l’établissement qui compte près de 375 élèves reconnaît que l’enjeu de cette rentrée scolaire sera particulier. « La priorité de cette rentrée sera de créer à nouveau un contact social avec l’enfant, ainsi qu’un lien entre l’élève et l’école. L’équipe pédagogique va devoir adapter sa méthode et concernant la matière, il faudra aller à l’essentiel ». Éric Poncin poursuit, « le confinement aura changé beaucoup de choses. Les professeurs ont dû relever de nombreux défis, comme celui de passer au numérique. À présent, je pense que nous sommes passés à l’enseignement 2.0, les instituteurs vont devoir rebondir et s’adapter ».