Alors que les négociations avec de potentiels repreneurs sont bien engagées, la tension monte parmi le personnel de VOO et des entités associées (VOO SA, WBCC, Be TV…).

Près de 1 000 travailleurs de Liège, Charleroi et Bruxelles sont concernés. Ils se demandent ce qu’il adviendra de certains d’entre eux après le rachat.

En février dernier, lors du lancement de la procédure de mise en vente, Renaud Witmeur, CEO ad interim de Nethys, avait évoqué la négociation d’une garantie d’emploi. L’incertitude portait sur la durée de cette garantie. Il était alors question de trois ou cinq ans.

Mais depuis peu, selon la CSC, le patron de Nethys ne tient plus tout à fait le même langage. "Il se contente de parler d’éléments qui visent cet objectif notamment par les droits qui seraient confiés aux administrateurs de Nethys pour certaines décisions clés liées à l’emploi, les engagements en matière d’investissement, de maintien du call center, la stratégie dans le domaine de la gestion des ressources humaines…", avait expliqué Christine Close, secrétaire permanente CNE, il y a quelque jours àl'issue d'un conseil d'entrepriuse extraordinaire. La direction y avait confirmé que tout était mis en œuvre pour maintenir, voire développer, les activités et l’emploi dans le cadre d’un plan industriel solide. "Mais elle refuse maintenant de s’engager formellement envers chaque travailleur, sous couvert qu’elle garantit maintenant le volume «global» de l’emploi", continuait Christine Close. "Or, une garantie du maintien du volume global de l’emploi n’est pas une garantie de garder son emploi pour les travailleurs actuellement en place", précise Christine Close.

Les affiliés de la CSC ont été consultés et ils ne sont pas rassurés. Ils ont demandé à ce que les représentants politiques au sein du conseil d’administration d’Enodia soient interpellés et sensibilisés à leurs préoccupations. Ils demandent à être protégés, au moins partiellement, face aux évolutions que l’entreprise pourrait connaître à moyen ou long terme.

Dans la mesure où aucune suite n’a été donnée par ces derniers, la CNE et ses délégués vont informer plus largement l’ensemble du personnel, via des assemblées là où cela sera autorisé, via tout autre moyen, ailleurs. Ainsi, une distribution de tracts et des échanges avec les travailleurs auront lieu ce vendredi dès 8 heures devant le siège de WBBC à Herstal. Par la suite des actions spécifiques pourraient être envisagées sur les autres sites d’activités.

L’ensemble des mesures envisagées par la CNE a pour objectif d’éviter les licenciements individuels (dont les travailleurs ne seraient en rien responsables), en les rendant plus coûteux pendant une certaine durée (3 ou 5 ans). Et s’il devait toutefois y avoir de tels licenciements, ces mesures permettraient aux travailleurs concernés de retrouver un emploi dans de bonnes conditions et ce, particulièrement pour les plus précaires.