À Huy, cela fait un certain temps que l’opposition Ecolo attire l’attention des autorités sur l’absence d’abri de nuit au sein de l’arrondissement. De quoi pousser de nombreuses personnes sans abri à se rendre dans d’autres structures de ce type, à Seraing, Liège ou Namur où se trouvent les abris de nuit les plus proches et qui sont eux-mêmes surchargés.

Face à ce constat, le député régional Rodrigue Demeuse a interpellé la ministre wallonne en charge de l’Action sociale, Christie Morreale (PS), afin de faire le point sur la réflexion en cours à cet égard. Dans sa réponse, la ministre indique notamment que "la réglementation prévoit que le gouvernement détermine annuellement une programmation pour les abris de nuit ".

Laquelle peut prendre en considération des facteurs d’ordre conjoncturel qui ont pour conséquence une augmentation du nombre de personnes en difficulté dans une province. Par ailleurs, selon Christie Morreale, "un tel projet nécessite une volonté politique globale". Et s’il n’existe en effet aucun abri de nuit au sein de la région hutoise, il existe deux maisons d’accueil qui sont dédiées aux personnes vulnérables. Lequel dispositif complète les deux autres maisons d’accueil qui prennent en charge ces personnes.

Dans sa réponse, la ministre rappelle aussi qu’une demande d’agrément peut être introduite si cela s’avérait nécessaire. Quant à la subvention régionale octroyée le cas échéant aux abris de nuit, elle est fixée par la réglementation en vigueur à 2 500 euros par place agréée, avec un minimum de quatre places pour agréer un abri de nuit.

Pour Rodrigue Demeuse, qui fait encore référence aux nombreuses personnes refusées l’année dernière au sein des structures existantes telles que le SEF à Huy ou La Traille à Engis, "nous devons objectiver les besoins pour l’arrondissement de Huy-Waremme". Et le député d’insister sur le fait qu’il faut qu’une structure puisse s’organiser pour répondre à l’urgence de l’accueil.