Une fois n’est pas coutume, le conseil communal de Huy s’est réuni une nouvelle fois en visioconférence mardi soir, et ce, deux semaines à peine après sa dernière séance.

Le moins que l’on puisse écrire est que les taxes ne cessent décidément de faire jaser. Après que la taxe déchets a été débattue il y a peu, ce fut ainsi au tour d’autres taxes de faire l’objet de critiques.

Il faut dire que ce sont de nouvelles augmentations, certes parfois légères, que la majorité PS-MR-CDH a soumises au vote. De quoi donc fâcher l’opposition Ecolo mais aussi Défi.

Pour Rodrigue Demeuse, "ces nouvelles taxes vont frapper des institutions importantes et elles inquiètent quant aux intentions du collège". Lequel a décidé d’augmenter de 2 900 à 4 000 euros la taxe sur l’absence d’emplacement de parcage lorsqu’un nouveau bien est construit.

"Alors que la ville est plus embouteillée que jamais, la majorité s’entête avec une taxe héritée des années 80 dont le seul objectif est d’attirer toujours plus de voitures en centre-ville."

Une analyse que ne partage pas l’échevin des Finances Jacques Mouton (MR). Qualifiée de "non-sens absolu" par Ecolo et jugée "injuste" par Défi, elle est permise par la législation régionale et doit permettre de pallier la fin de la rente nucléaire. Et quant à la nouvelle taxe frappant les propriétaires de places de parking, elle vise essentiellement les grandes surfaces commerciales.

Quid du futur ?

Si "un manque de cohérence" est en outre dénoncé, Rodrigue Demeuse épingle "l’absence d’exonération pour les institutions publiques telles que l’hôpital ou la SNCB". Ce que réfute Jacques Mouton, du moins concernant le CHRH qui est une intercommunale.

Quant à la SNCB, il s’agit bel et bien qu’elle supporte elle-même les coûts, avec le risque assumé par la Ville d’une répercussion sur les citoyens. Pour revenir à la taxe sur le parking gratuit, la motivation qui souhaite favoriser "les commerces de proximité situés en centre-ville où le stationnement est payant" est jugée inquiétante par l’opposition.

Car il est gratuit actuellement mais de là à y voir une possibilité future, il n’y a qu’un pas que se refuse à franchir le collège… du moins pour l’instant.