"La propreté, c’est l’affaire de tous !", martelait l’échevin en charge à Waremme. C’était en automne et Hervé Rigot (PS) présentait alors le Plan local de propreté.

La Ville a été sélectionnée par la Région dans le cadre d’un appel à projets pour la lutte contre la malpropreté publique, qualifiée de "véritable fléau" par ce dernier. C’est ainsi qu’elle a reçu un subside de 25 000 euros et un accompagnement en vue de l’optimalisation des tournées de vidange de l’équipe propreté.

Voulu global, ce plan consiste en un ensemble d’actions visant à réduire la présence de déchets sauvages et de dépôts clandestins sur le territoire. IL est basé sur un état des lieux préalable et entend combiner plusieurs types d’actions. Lesquelles sont relatives tant à la sensibilisation qu’à la répression sans oublier une amélioration des infrastructures de propreté et une meilleure gestion de l’espace public.

La Ville de Waremme a été retenue parmi une soixantaine de communes wallonnes et quant au PLP, il se veut également le fruit d’une démarche collective. Grâce au subside régional, plusieurs actions concrètes doivent être menées. Parmi celles-ci : le placement de panneaux de sensibilisation par des bénévoles et la création d’une identité visuelle. Mais aussi l’acquisition de matériel de sensibilisation, l’implantation de canisites, le placement des cendriers…

À noter qu’en recourant à l’outil initié par l’ASBL BeWaPP, un diagnostic a été réalisé tandis qu’une enquête de satisfaction a été menée. En tout, 251 questionnaires sont parvenus au service environnement. Parmi les éléments dérangeants figurent les déchets sauvages, les déjections canines, les mégots de cigarettes ainsi que les déchets aux abords des bulles à verre et les poubelles qui débordent.

La stratégie communale s’articule donc autour de ces nuisances qualifiées de prioritaires. Afin de les réduire, différents lieux phares ont été identifiés. Alors que la sensibilisation figure au cœur des priorités, la répression sera aussi de mise. Ainsi, quatre sites ont été identifiés afin d’accueillir des caméras de surveillance. La décision de les acquérir, pour un coût de près de 100 000 euros, a été adoptée lors du dernier conseil.