Voici trois mois que la Ville de Verviers fonctionnaire en affaires courantes. Un temps bloqué par le PS qui souhaitait attendre l’installation d’une majorité stable et durable pour la ville, le budget est finalement passé au collège avant d’atterrir sur la table du conseil communal, qui l’a adopté à 30 voix pour, quatre abstentions (CDH) et trois contre du PTB qui l’a jugé sans ambition. Un budget de raison et non de vision, a résumé Bernard Piron.

Alors que la crise politique perdure, il s’agissait en effet de faire passer un "budget technique" pour répondre aux urgences, comme présenté par l’échevin du Budget Alexandre Loffet, afin notamment de débloquer les fonds pour le plan de relance Covid de plus de 2 millions d’euros destiné à la relance économique (commerces, entreprises, culture…) et, à l’extraordinaire, d’assurer les gros investissements verviétois comme celui du Grand Théâtre (33 millions d’euros) ou du chantier "Verviers, ville conviviale".

Un budget raisonnable

Avec un boni présumé de 780 000 euros, l’échevin a qualifié celui-ci de "budget raisonnable" avec "un prélèvement sur les provisions limitées à 89 000 euros, un recours modéré à l’emprunt pour la relance économique, pas d’emprunt CRAC pour équilibrer l’exercice propre ni de prévision farfelue pour équilibrer le plan à 5 ans, et enfin un maintien de la dotation du CPAS et mise en œuvre de l’accord MB2 via le plan d’embauche". Le budget prévoit un total de 603 882 euros d’exonérations fiscales dont 86 440 euros sur fonds propre, avec compensation fiscale de la Région wallonne. Cela concerne la taxe sur les débits de boissons, les terrasses, les emplacements de parking, etc.

Le Candidat bourgmestre, et chef de groupe PS Malik Ben Achour a assuré que dès que la nouvelle majorité sera installée, celle-ci traduira "sa vision d’avenir sur le long terme" lors de modifications budgétaires.