Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné, ce mercredi, un Verviétois de 44 ans à une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive et ce, pour des coups sur sa compagne mais également sur ses deux enfants âgés de 11 et 14 ans. Le 29 février, dans la nuit, la zone de police Vesdre avait été appelée par une adolescente de 14 ans qui relatait que son père, sous l'influence de la drogue, se montrait violent envers sa mère. L'individu, condamné à plusieurs reprises pour vol ou violence, avait alors été interpellé.

Entendue, sa compagne a expliqué que le quadragénaire buvait, se droguait et commettait des vols pour assouvir ses assuétudes. Elle a déclaré également que ses enfants étaient victimes de coups. Ceux-ci ont révélé recevoir des fessées mais ont aussi parlé de coups de pied et de poing. La fille, âgée de 14 ans, a évoqué des coups donnés à l'aide d'une raclette, de coups dans les côtes ainsi qu'une scène lors de laquelle le prévenu lui avait cassé la main. Une version plausible aux yeux de l'expert psychologue.

En aveux sur les simples fessées, le père a minimisé son comportement, reconnaissant néanmoins avoir beaucoup de difficultés à gérer ses enfants. Le tribunal a cependant estimé "qu'il n'existe pas d'excuse liée à quelque droit de corrections paternelles". Il a aussi souligné le caractère récurrent des faits, qui doivent être assimilés à de la maltraitance.

La cour a cependant relativisé les déclarations des enfants, qui ont évoqué des faits peut-être déjà jugés. Le tribunal a d'ailleurs souligné que la famille étant suivie par les services sociaux, les intervenants auraient dénoncé des faits graves si cela avait été le cas...

Le tribunal a ordonné, dans ces conditions, l'interdiction au prévenu d'habiter avec sa femme et ses enfants.