Les débats ont été houleux au conseil : l’opposition a dénoncé cette décision.

Ce lundi soir au conseil communal verviétois, un sujet a déchaîné les passions : la suppression des panneaux publics d’affichage électoral à Verviers pour les élections législatives, régionales et européennes de 2019. Le point a finalement été voté, majorité contre opposition.

Cette proposition de la majorité PS-MR-Nouveau Verviers a en effet suscité une levée de boucliers de la part de l’opposition. Cécile Ozer, élue CDH, a indiqué que ces panneaux “garantissaient un minimum de visibilité pour toutes les listes. Plutôt que de supprimer l’affichage public, chaque parti devrait contrôler ses affiches privées”.

Du côté du PTB, le conseiller Lazlo Schonbrodt a souligné le fait que la suppression de ces panneaux “va à l’encontre de l’expression démocratique, et aura un impact sur les petites listes, qui avaient grâce à cet affichage des points de visibilité garantis”.

Hajib El Hajjaji, chef de groupe Ecolo, s’est questionné sur “la légalité de la démarche. Ces panneaux permettent d’avoir un point de vue sur l’ensemble de l’offre électorale”. L’écologiste a ensuite précisé que son parti déposera un recours auprès de la tutelle contre cette décision.

Enfin, le conseiller le plus virulent fut sans conteste Bruno Berrendorf (PP). “Cette décision est une discrimination contre les partis émergents, a tonné l’intéressé, c’est scandaleux. Comment n’avez-vous pas honte ?

Face à ces critiques, la majorité, par la voix d’Alexandre Loffet (PS), bourgmestre f.f., a avancé plusieurs arguments en faveur de cette suppression. Le fait que d’autres localités, comme Herve, Aywaille ou Waimes, ont pris la même décision, que cela libérait du temps pour les ouvriers communaux, que ce type de communication était devenu obsolète… Mais ce n’est pas tout. “Nous avons eu affaire à des dérives graves à Verviers, qui ne respectent pas les règles, a précisé Alexandre Loffet, notamment des cas d’affiches racistes et islamophobes”.