Entre 7 h 30 et 9 h, ce matin, des militants de la CSC étaient présents sur les ronds-points aux entrées de la ville de Verviers (sortie d’autoroute d’Ensival, Kermadec, sortie Crescend’Eau et pont Léopold) ainsi qu’à Eupen (Herbesthaler Straße-Hochstraße et Herbesthaler Straße/Vervierser Straße) pour rappeler qu’une marge salariale de 0,4 % est tout simplement inacceptable !

À chaque rond-point, ils ont déployé des calicots indiquant que ces 0,4 % de marge ne représente même pas 1 sac de pommes de terre/mois, même pas trois paquets de pâtes, même pas un paquet de poudre à lessiver, même pas un boulet-frites !

“Les travailleurs méritent mieux”, scandaient-ils sous les klaxons de soutien des automobilistes et des passants. “On est avec vous”, leur ont même lancé certains.

Ensuite, des prises de parole ont eu lieu d’abord à Eupen au Friedenspark et puis à Verviers, sur le parking du hall des Sports de Gérardchamps. Là, une déléguée CSC est venue dire la colère des travailleurs qui s’investissent pour faire tourner leur entreprise : “Nous voulons du respect”, s’est-elle exclamée.

Marc Niessen, secrétaire régional CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, a insisté : “Depuis janvier, nous négocions avec les organisations patronales un accord interprofessionnel qui doit, entre autres, fixer la norme salariale jusqu’à la fin de l’année 2022. Une fois de plus, le banc patronal veut utiliser cet accord pour museler toutes les négociations collectives dans le secteur privé pendant les deux prochaines années. 0,4 %, en termes de salaire signifie à peu près le prix d’un masque FFP2 par mois. C’est une gifle pour tous les travailleurs des secteurs essentiels qui, depuis le début de la crise Covid, travaillent dur dans des conditions particulièrement difficiles, contribuant ainsi au succès de leurs entreprises ! Oui, il y a des grandes et des petites entreprises en Belgique, et aussi dans l’Est de la Belgique, qui souffrent énormément des conséquences de la crise et qui devront se battre pour leur avenir en 2021. Cependant, il y en a tout autant qui ont pu continuer à fonctionner sans interruption et qui réussissent malgré le Corona. Ces entreprises devraient avoir la possibilité de faire participer leurs employés à leur succès ! C’est pourquoi la CSC est mobilisée depuis la mi-février dans les usines et dans les rues de Liège, de Verviers et de l’Est de la Belgique. Nous ne nous contenterons pas de cacahuètes !”

Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, a été clair : “Si les employeurs ne veulent pas avancer, ils prennent la responsabilité que, dans une période compliquée, nous menions des actions dans les secteurs et dans les entreprises… Le monde politique, et singulièrement ceux qui dans l’opposition soutenaient nos revendications, ceux qui dans la presse et pendant les campagnes électorales se sont engagés, doivent sortir du bois. On n’applaudit pas les travailleurs un matin, et le lendemain on leur donne une gifle !”