Assises Liège - Les témoins de moralité affirment que Cédric Carreel ne cherchait pas la violence

Un frère protecteur, une force tranquille

Assises Liège - Les témoins de moralité affirment que Cédric Carreel ne cherchait pas la violence
©Tonneau

L'enquête de moralité relative à la victime a été présentée mercredi matin devant la cour d'assises de Liège au procès de Simon Janssens, un Spadois âgé de 33 ans, accusé d'avoir commis le meurtre de Cédric Carreel (38 ans), tué d'un coup de feu lors d'un conflit de voisinage. Les témoins ont décrit un homme qui avait un caractère affirmé mais qui ne cherchait pas la violence. Les faits reprochés à Simon Janssens s'étaient déroulés à Spa dans le quartier du Vieux-Spa la nuit du 20 mars 2020. Simon Janssens avait fait feu sur Cédric Carreel, qui s'était plaint du bruit de la musique provenant de l'appartement voisin.

Cédric Carreel a été décrit par ses proches comme un frère protecteur, respectueux et franc. Il parlait ouvertement et disait ce qu'il pensait des gens, sans se montrer agressif ou violent. Cédric Carreel, qui en imposait par sa stature physique, avait une grosse voix. Il pouvait s'énerver lorsqu'il se sentait attaqué ou visé, mais il ne faisait pas preuve de violence. "Il était sociable et ne manifestait pas d'agressivité. Plutôt solitaire. C'était une force tranquille, un grand costaud, tout doux", a indiqué son père.

Cédric Carreel était le seul enfant d'un couple qui s'était séparé quand il avait 5 ans. Il a eu ensuite trois demi-frères et sœurs. Il est toujours resté célibataire et n'a connu que deux courtes expérience sentimentales.

Lorsqu'il était enfant, sa scolarité s'était déroulée sans encombre. Mais il n'a jamais manifesté beaucoup d'intérêt pour les cours. Il a effectué des études d'horticulture et d'hôtellerie, mais il a connu beaucoup d'échecs, car il voulait être actif et ne pas perdre de temps aux cours. Cédric Carreel a connu son premier emploi à l'âge de 21 ans. Il a presté comme préparateur de commandes, puis ouvrier dans une activité de parcs et jardins, avant de devenir cariste pour l'entreprise Spa-Monopole.

Lorsqu'il était enfant, Cédric Carreel jouait au football, où il se sentait peu intégré, et pratiquait le roller ou le skate-board. Adolescent, il avait une bonne vie sociale avec les amis qui pratiquaient les mêmes activités que lui. Adulte, il est devenu plus solitaire et s'est renfermé dans une bulle.

Cédric Carreel a été décrit comme un homme passionné de jeux vidéo et de musique techno. Sa vie était basée sur l'amusement et les jeux. Il avait occupé cinq logements en appartements, quittés à la suite de non-paiement de loyers ou de problèmes d'insalubrité. Cédric Carreel souffrait de la maladie de Verneuil, une maladie de la peau incurable. Il consommait du cannabis et buvait de l'alcool quotidiennement.

Sur le plan de la personnalité, Cédric Carreel a été décrit comme un enfant facile et sympathique. Adolescent, il s'est un peu plus affirmé et est devenu un garçon bourru mais non violent. Ses amis l'ont perçu comme un garçon franc. "C'était une bonne crème et il n'aurait pas fait de mal à une mouche", ont résumé les policiers chargés de dresser son portrait.

Cédric Carreel ne cherchait pas les problèmes. Il voulait plutôt les fuir, selon les témoignages. "Il était perçu comme un gros nounours, une force tranquille", ont indiqué les enquêteurs.

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