Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un quadragénaire à une peine de quatre ans de prison pour avoir commis des attentats à la pudeur sur une fillette. La victime n'avait que neuf ans lorsque les agressions ont commencé. Les faits avaient été découverts en juin 2020 grâce à une dénonciation d'Interpol. La zone de police de Herve avait ainsi été prévenue des confidences d'une adolescente, faites sur le réseau social Instagram, auprès d'une jeune fille française.

Lors du procès, le ministère public avait mis en avant l'emprise morale exercée par le prévenu sur sa victime. Le quadragénaire lui avait envoyé des dizaines de messages dans lesquels il lui disait qu'il l'aimait, qu'elle lui manquait ou encore qu'il ne parvenait pas à faire une croix sur elle.

Les premiers attentats à la pudeur ont été commis alors que la victime n'était âgée que de neuf ans. Ensuite, pendant une certaine période, la fille n'avait plus revu son agresseur. Lorsqu'elle l'a revu des années plus tard, les faits avaient repris, avait exposé la procureure du roi. Celle-ci avait souligné le profond mal-être ressenti par la jeune fille, qui se scarifiait, l'analysant comme la conséquence des faits qu'elle a subis durant de nombreuses années.

Le prévenu, lui, contestait les faits. Il avait expliqué lors de l'audience considérer la victime comme sa propre fille. S'il avait reconnu que les messages allaient parfois trop loin, il niait avoir abusé de l'enfant devenue adolescente.

Une ligne de défense qui n'a pas été suivie par le tribunal. S'il est notamment acquitté des préventions de viol, le prévenu est reconnu coupable d'attentats à la pudeur. Il écope, pour ces faits, d'une peine de quatre années d'emprisonnement.