C’est une fumée blanche qui est sortie à l’issue du Conseil d’Entreprise de Shur-Lok International à Petit-Rechain.

À la fin du mois de juin, le personnel s’y était mis en arrêt de travail, se sentant "humiliés" par les montants "indécents" proposés par la direction dans le cadre du volet social de la restructuration entamée, il y a quelques mois. Cet arrêt de travail a duré deux semaines, sans jamais qu’aucun piquet ne soit posé devant l’entreprise, "preuve que tout le personnel était soutenait le front commun syndical", remarque René Petit, secrétaire permanent CSC METEA au nom du front commun.

Cette fois, tout le monde a repris ses esprits et son calme, patrons et syndicats parvenant à un préaccord. Ce dernier a été soumis aux travailleurs lors d’une assemblée générale qui s’est tenue ce jeudi et qui a été validé par 76 % d’entre eux. "Les organisations syndicales ont réussi, non sans mal, à amener la direction à prendre conscience de ses obligations envers les travailleurs ; des travailleurs qui, faut-il le souligner, lui ont permis de maintenir les voyants au vert même au plus fort de la crise sanitaire", continue René Petit.

Spécialisée dans la fabrication de fixations métalliques pour l’aéronautique, Shur-Lok International affiche des résultats positifs depuis plusieurs années, y compris en 2020.

Pourtant, à la mi-septembre, elle a annoncé son intention de licencier 33 personnes sur les 93 occupées sur le site.

"Au fil des négociations, les organisations syndicales ont démontré qu’une série de chiffres présentés par la direction étaient erronés et elle a bien dû en convenir", continue René Petit.

Le nombre de licenciements a pu être réduit de moitié : il est passé de 33 à 15 emplois menacés. "Grâce à d’âpres négociations, au soutien et à la solidarité sans faille du personnel, les délégations ont obtenu un volet social présentable, même si chacun est conscient que des indemnités de licenciement ne remplacent jamais l’emploi perdu…" conclut René Petit.