Rencontre avec Stéphanie Cortisse, députée libérale verviétoise.

Née en 1988 à Verviers, Stéphanie Cortisse a passé les premières années de sa vie à Charneux, avant de déménager en 1996 à Sart-lez-Spa. Issue d’une famille de deux enfants avec des parents indépendants exerçant la sérigraphie, c’est vers ses 15 ans que l’intéressée a emménagé avec sa mère dans la ville de son cœur, Verviers.

" Avant d’y habiter, j’y passais déjà le plus clair de mon temps ", se souvient Stéphanie Cortisse, " j’étais à l’athénée royal Thil Lorrain, j’allais au conservatoire où je faisais du solfège et de la flûte traversière, j’étais aux guides à Heusy… " Après ses secondaires, la Verviétoise a ensuite étudié le droit à l’Université de Liège. " Il n’y avait pas de juriste dans ma famille, mais j’étais allée assister à des cours de droit lorsque j’étais en rhéto et ça m’avait plu ", précise-t-elle.

C’est aux cours de ses études que la politique est entrée pour la première fois dans sa vie, lorsqu’elle s’est engagée dans les jeunesses MR. " Là aussi, personne dans mon entourage n’avait fait de politique, et ce n’était pas un thème dont on parlait souvent à la maison ", relate Stéphanie Cortisse, " mais je savais que mes parents étaient libéraux. L’éducation et les valeurs qu’ils m’ont inculquées collent avec celles du MR ."

Après l’obtention de son master en 2011, Stéphanie Cortisse a laissé la politique quelque peu de côté pour se lancer comme avocate au barreau de Liège dans un cabinet qu’elle a quitté en décembre 2019, date où elle s’est lancée à son compte au barreau de Verviers. C’est fin 2017 que la politique est revenue au premier plan de la vie de la Verviétoise, lorsque celle-ci, contactée par Maxime Degey, a accepté de prendre part à la liste MR aux élections communales d’octobre 2018. Élue avec le troisième meilleur score de la liste libérale, Stéphanie Cortisse est depuis lors présidente du conseil communal de Verviers.

Députée de la Fédération

Deuxième suppléante sur la liste MR au scrutin régional de mai 2019, Stéphanie Cortisse a dû quelque peu attendre, jusqu’en septembre, avant de savoir si elle allait être députée. En effet, son entrée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dépendait du fait que Pierre-Yves Jeholet soit nommé ministre et que Christine Mauel prête serment comme députée régionale en allemand, ce qui l’empêche de fait de siéger à la Fédération. Deux conditions qui ont finalement été remplies.

Membre de la commission Enseignement, Stéphanie Cortisse tient à mettre sur la table du Parlement les problématiques propres au monde scolaire de son arrondissement. " Il est d’ailleurs prévu que je rencontre les directeurs d’école de l’arrondissement verviétois, ainsi que les échevins de l’Enseignement et les professeurs qui le souhaitent" , conclut-elle.