Nous avions rencontré Christelle, en grève de la faim, qui avait décidé de dormir dans son café "Amon nos Autes" situé à Pepinster, dès le 12 janvier, en protestation au manque d'aides du gouvernement depuis la fermeture forcée de l'Horeca.
Mercredi après-midi, après plus d'une semaine d'action, la tenancière a décidé de rentrer chez elle pour se reposer "car j'étais épuisée moralement", confie-t-elle. "Et je ne pouvais pas non plus me permettre de continuer à chauffer deux maisons. Je n'allais pas m'ajouter des factures en plus". Mais elle ne baisse pour autant pas les bras. "Je continue l'action de chez moi". "Je suis en pourparlers avec des brasseurs pour mettre en place une future manifestation et aussi un artiste qui va faire des reportages dans toute l'Europe dès lundi".
La prochaine étape ? Envoyer "plusieurs courriels à des ministres et députés pour qu'il y ait plus d'aides pour l'Horeca".
En attendant, sur la vitrine de son café, un mannequin pend avec une corde, avec le slogan suivant : "Pour tous les métiers à l'arrêt. Aidez-nous, mobilisez-vous".
"Je ne baisse pas les bras, mais il faut aussi que je pense à ma santé. Car il faudra que je sois en forme pour la réouverture!".