Décidément, il est beaucoup question de Conseil d’État sur le territoire verviétois. Après un recours introduit auprès de celui-ci par Muriel Targnion pour retrouver son siège de bourgmestre, et celui introduit par un électricien pour casser le "lot électricité" attribué pour la rénovation de la piscine commune, c’est au tour de la zone de police Vesdre de connaître la position de la plus haute juridiction administrative quant à la nomination de son chef de corps, le commissaire Claude Paque.

En fonction depuis octobre 2017, le Conseil d’État vient d’annuler la désignation de ce dernier à la fonction. Une décision qui fait suite à un recours introduit rapidement par son adversaire Alain Barbier.

À l’époque, la procédure de nomination avait soulevé un vent de polémique. Claude Paque avait été préféré à Alain Barbier par le conseil de police à une voix près (10 contre 9). Mais ce dernier s’est étonné d’avoir appris le résultat dans la presse, par la voix de Muriel Targnion, pourtant présidente du collège et de la commission de sélection, avant même que le collège et le conseil de police ne se prononcent. "Le moyen unique est, dès lors, fondé, en ce qu’il critique la violation du principe général d’impartialité", a estimé la haute juridiction.

Claude Paque n’est donc désormais plus le chef de corps de la zone. Le collège a désigné le commissaire Marc Adan-Dester comme chef de corps faisant fonction, le temps de relancer la procédure pour désigner un nouveau chef de zone pour Verviers-Dison-Pepinster.