En cette période de crise de coronavirus, la situation financière est difficile pour les commerces. C’est pourquoi, le conseil communal a voté dernièrement à l’unanimité, sur proposition de l’échevin de la gestion locative des Biens communaux Freddy Breuwer, pour rendre les loyers régressifs pour les commerces qui occupent des bâtiments communaux, afin de pérenniser l’existence de ceux-ci.

Le conseil a ainsi marqué son accord sur la fixation du loyer annuel de référence pour 2021 calculé sur base d’une moyenne effectuée sur le chiffre d’affaires des cinq derniers exercices comptables, et de fixer le montant du loyer à 10 % de ce chiffre d’affaires.

Si la mesure de soutien post-Covid concerne pour commencer la Pizzeria du Grand Bazar, menacée de faillite, "la volonté est de généraliser l’action à d’autres commerces en difficulté", a souligné l’échevin MR.

Une mesure qui, une fois n’est pas coutume, ravit l’opposition, en l’occurrence le PTB pour qui "il est aujourd’hui urgent d’aider les commerces en centre-ville", et que "cette aide existe pour chacun", a exprimé le chef de groupe Làszlò Schoonbroodt. Ecolo a également salué cette démarche.

L’échevin se targue par cette mesure d’avoir " pu garder pour trois ans supplémentaire le magasin WE" avec cette adaptation du loyer sur base du chiffre d’affaires. "Ce qui est intéressant, même si on n’a pas beaucoup de surfaces commerciales dans nos biens communaux, c’est l’exemplarité, la Ville peut montrer l’exemple dans son approche du locataire. Cela peut donner l’exemple à des propriétaires privés de faire la même chose."

Aude Quinet