Verviers Le trentenaire, originaire de Pepinster, aurait agi avec préméditation…

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné, mardi, un homme originaire de Pepinster âgé de 31 ans à une peine de trois ans de prison avec sursis probatoire pour avoir agressé au couteau un de ses voisins en mai dernier. La juridiction a estimé que la tentative d’homicide, retenue par le parquet et pour laquelle l’homme risquait cinq ans, n’était pas établie.

Le 19 mai dernier, vers 17 h 30, la police était intervenue rue Neuve. Un quadragénaire, touché à deux reprises à la cuisse et au thorax, baignait dans une mare de sang, poignardé par son voisin du premier étage.

Ce dernier tenait ses voisins du deuxième et du troisième étage pour responsables de la saisie de ses chiens. Alcoolisé, il s’était rendu à la friterie d’en face avec un couteau avant de reprendre la direction de son appartement.

Il avait ensuite, à deux reprises, frappé à la porte de l’appartement de sa voisine mais avait trouvé porte close. Armé d’un couteau de boucher muni d’une lame de 20 cm, il avait fini par entrer mais la dame avait appelé à la rescousse son compagnon, qui occupait l’appartement à l’étage.

La victime s’était interposée entre les deux et avait pris trois coups de couteau. Le trentenaire avait fui les lieux et s’était rendu, les pieds ensanglantés, à la friterie d’en face où il avait été désarmé puis interpellé.

Le tribunal a considéré que, malgré la localisation des coups et l’intensité de ceux-ci ainsi que la rage et l’agressivité qui l’animaient, le trentenaire n’avait eu aucune intention homicide, les plaies au thorax étant par ailleurs superficielles.

Le tribunal a requalifié les faits en coups et blessures avec préméditation mais n’a pas retenu l’excuse de provocation, aucune violence grave n’ayant été commise au préalable envers les personnes.

Soulignant la personnalité du Pepin, le tribunal a estimé qu’une peine de probation autonome n’était pas adéquate, le prévenu devant gérer ses conflits autrement qu’avec violence et respecter l’intégrité physique d’autrui. Le trentenaire devra d’ailleurs suivre un traitement psychologique et régler ses problèmes d’assuétude à l’alcool.