Pas un jour sans son rebondissement, on vous l'a dit. Ce vendredi matin, c'est avec surprise que le président de la section locale du CDH verviétois Luc Mathues a remis sa lettre de démission. Dans celle-ci, il explique, en toute transparence, les raisons de celle-ci et de son retrait définitif de la vie politique. S'adressant aux membres du CDH verviétois, il exprime que "c'est avec un grand sentiment de déception" qu'il démissionne de son mandat de président de la section locale de Verviers et qu'il quitte définitivement le CDH en ne renouvelant pas son affiliation.

"Les positions prises par le cdH de Verviers durant cette crise politique inédite et la manière dont les choses se sont passées en interne ne sont pas en accord avec mes convictions personnelles ainsi que mes valeurs", écrit-il.

Il évoque notamment une démocratie interne non respectée, mais au contraire l'installation d'un "rapport de force" entre les mandataires, notamment en utilisant un ancien membre exclu du CDH. Il cite également "des chantages et menaces de siéger comme indépendants si des mandataires empêchaient d’autres de monter dans une majorité, coinçant ceux qui feraient obstacle, les tenant responsables d’une scission au sein du CDH s’ils n’acceptaient pas de les suivre".

Il fustige par ailleurs qu'aucune consultation interne n'ai été réalisée dans le cadre des négociations en vue de la construction d'une nouvelle majorité. Il dit en outre ne pas "cautionner, à titre personnel et en tant que simple membre du CDH Verviers, que Pierre-Yves Jeholet représente et défende indirectement, via le cartel, les valeurs et projets du CDH de Verviers". Pour rappel, le ministre-président de la FWB et président du MR de l'arrondissement de Verviers Pierre-Yves Jeholet a repris la main des négociations pour le cartel (MR-CDH-Nouveau Verviers), en vue de la signature d'un accord avec le PS.

Enfin, il évoque que des "membres importants du CDH (à plusieurs niveaux de pouvoir et d’influence) ont tenu, en interne, des propos que je considère comme racistes, inacceptables et très graves envers Hasan Aydin (PS) et Hajib El Hajjaji (Ecolo)".

"Au vu de toutes ces raisons et de bien d’autres encore, cela fait un moment que je ne suis plus en paix avec moi-même. Me taire et rester serait une façon de cautionner des pratiques que je trouve inacceptables et en inéquation avec mon engagement politique", conclut-il.