e tribunal correctionnel d'Eupen a rendu un jugement, mercredi, dans le cadre d'une affaire de mœurs. L'ancien gérant d'une salle de sport eupenoise a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur certaines de ses clientes. L'enquête avait permis de déterminer que sept femmes avaient été victimes des agissements du suspect. Deux d'entre elles s'étaient d'ailleurs constitué partie civile et réclamaient le montant d'un euro symbolique.

L'une des victimes, sportive de haut niveau s'était rendue dans ce studio de sport où elle avait fait appel à ce coach particulier, en vue de retrouver la forme, suite à une blessure, pour la nouvelle saison de handball. Au-delà du programme de remise en forme, l'homme avait l'habitude de peser et de mesurer ses clientes qui, pour ce faire devaient être dénudées. Pour justifier cela, le prévenu expliquait à ses clientes qu'il travaillait avec des étudiants de l'université de Cologne auxquels il fournissait ces données qui devaient d'être précises.

Avec les informations données par le coach sportif, ni les étudiants ni la prétendue étude n'ont pu être retrouvés. Le parquet avait également souligné que le prévenu ne disposait d'aucune formation nécessaire à l'exercice de ses fonctions.

L'une des victimes, avait porté plainte pour agression sexuelle. Elle expliquait que lors de l'un de ces rendez-vous, destinés à la mesurer, son coach sportif lui avait ôté ses sous-vêtements, sans son consentement.

Une autre victime avait indiqué que le prévenu lui avait proposé un massage tantrique, sans qu'elle ne sache de quoi il ressortait. Durant ce massage, il l'aurait violée.

Pour le tribunal, la prévention de viol ne peut pas être établie à suffisance. Les faits sont donc requalifiés en agression sexuelle. Le coach devait aussi répondre de faits de voyeurisme car il avait fait et montré des photos de certaines de ses clientes. Le tribunal l'a acquitté de cette prévention.

Pour les faits de viol, requalifiés en agressions sexuelles, ainsi que pour la seconde prévention d'agression sexuelle, l'ex-coach sportif écope d'une peine d'un an de prison avec un sursis d'une durée de 3 ans, pour la moitié de la peine. Cette peine est assortie d'une déchéance des droits visés à l'article 31 du code pénal pour une durée de 5 ans.