Des peines de quatre à six ans de prison ont été requises jeudi devant le tribunal correctionnel d'Eupen à l'encontre de dix prévenus poursuivis pour avoir commis 130 vols en Communauté germanophone ainsi que dans des communes avoisinantes. Un détenu a été extrait de sa cellule tandis que les neuf autres ne se sont pas présentés. Outre la prévention d'association de malfaiteurs, la substitut du procureur du Roi a estimé que le principal prévenu s'est rendu coupable de 85 vols avec effraction, six tentatives de vols avec effraction, 40 vols simples et sept destructions de bien. La période infractionnelle s'étend du mois de septembre 2014 au mois de février 2020.

Si au fil des années le modus operandi a évolué, ce sont généralement des bâtiments annexes qui étaient la cible des malfrats, à la recherche de tondeuses, de matériel de jardinage, d'outillage mais aussi de vélo ou de deux-roues motorisés.

Dans son réquisitoire, le ministère public s'est attelé à démontrer les liens qui existaient entre les différents prévenus, mis en lumière lors de l'enquête. La magistrate, avec de nombreux exemples, a prouvé l'existence d'une organisation au sein du groupe et ainsi la prévention d'association de malfaiteurs qu'elle retient pour les 10 prévenus.

Pour ces faits, le ministère public a requis une peine de six ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de 1.600 euros à l'encontre du prévenu principal. Pour tous les autres, elle a réclamé des peines de quatre ans de prison ainsi que 800 euros d'amende. Ces peines sont assorties d'une confiscation des gains illégaux, estimés à 200.000 euros pour le leader de la bande, à 5.000 euros pour les autres.

Le jugement interviendra fin avril.