Deux individus ont été condamnés, jeudi, par le tribunal correctionnel d'Eupen à une peine de 3 ans de prison pour deux vols dans des véhicules, une tentative de vol avec violence de véhicule et un vol de véhicule avec violence. Les faits avaient été commis le 12 septembre 2019 en région eupenoise. Ce jour-là, deux suspects avaient d'abord brisé les vitres de deux voitures en stationnement pour y dérober des objets.

"L'un d'eux s'est blessé. Ils se sont alors rendus rue Neuve à Eupen et sont entrés en contact avec une de leurs connaissances, mineure d'âge", avait expliqué le ministère public qui avait retracé la journée des suspects dans son réquisitoire. "L'autoradio et les différents objets volés dans les voitures ne leur suffisaient pas ! Ils ont alors tenté de dérober un véhicule. Une première tentative a été commise à la ville basse. Les deux individus se sont approchés d'une femme qui a pris peur et est montée dans son véhicule avant de prendre la fuite", avait indiqué le substitut du procureur du Roi. Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour déclarer ces faits établis. Les deux suspects en sont donc acquittés.

Les autres faits qui leur sont reprochés sont, eux, établis. Les deux hommes s'étaient notamment introduits dans une voiture stationnée sous un carport pour expliquaient-ils, "y dérober la radio", ils avaient alors constaté que la clé se trouvait sur le véhicule. Une déclaration peu convaincante qui ne correspondait pas aux constations des policiers ni aux déclarations de témoins et de la victime. Enfin, une troisième dame avait été violemment agressée par les suspects alors qu'elle se trouvait à proximité de sa voiture.

Le principal suspect est par ailleurs poursuivi pour la détention d'une arme en vente libre, ainsi que pour des infractions relatives à la loi concernant les stupéfiants.

Pour les faits relatifs aux vols et tentative de vol avec violence, les deux prévenus écopent d'une peine de 3 ans de prison. L'auteur principal bénéficie d'un sursis d'une durée de 5 ans pour un tiers de la peine. Il devra aussi s'acquitter d'une amende de 8.000 euros, avec un sursis de trois quarts, pour les faits relatifs aux stupéfiants. Le tribunal a octroyé au second prévenu un suris d'un tiers pour la peine de prison et de la moitié pour l'amende qui s'élève à 800 euros.