Alors que la coalition fédérale prépare une septième réforme de l'Etat, le ministre-président germanophone, Oliver Paasch, a rencontré mardi et mercredi derniers les ministres fédéraux des réformes institutionnelles, Annelies Verlinden et David Clarinval, en vue de réaffirmer la position de la plus petite des entités fédérées, a fait savoir vendredi le cabinet du ministre-président dans un communiqué.

Le chef du gouvernement germanophone a indiqué être persuadé que, dans l'évolution du paysage institutionnel belge, sa Communauté serait considérée comme un partenaire à part entière. Ces rencontres avec les ministres fédéraux ont été l'occasion pour Oliver Paasch de leur remettre et de leur expliquer en détails deux résolutions du Parlement germanophone qui concernaient notamment le développement de l'autonomie de l'entité.

"Nous sommes favorables à une simplification de la structure de l'Etat belge mais la question est de savoir quelle position se verra attribuer, à l'avenir, la Communauté germanophone dans ce contexte. Dans un modèle basé sur les entités, la Communauté germanophone doit rester la troisième, aux côtés des francophones et des néerlandophones. Si par contre on opte pour un modèle régional, elle doit devenir une quatrième région, comme la Flandre, la Wallonie et Bruxelles-Capitale", a expliqué Oliver Paasch.

Par ailleurs, le ministre-président a profité de ces rencontres pour évoquer, avec la ministre de l'Intérieur, le non-respect de la langue allemande et ainsi le fait que trop peu d'informations sont traduites en langue allemande.

Les ministres fédéraux ont quant à eux montré un grand intérêt pour la démocratie participative mise en place en Communauté germanophone depuis quelques mois, peut-on lire dans le communiqué.