Le collège communal de Verviers "déplore" la communication du président du CPAS.

Nous l’évoquions, une polémique a germé, à Verviers, concernant des dérapages budgétaires du CPAS pointés par le Crac et la Ville de Verviers. L’’affectation de montants est pointée du doigt.

Concrètement, le ministre régional en charge des pouvoirs locaux Pierre-Yves Dermagne avait décelé une utilisation irrégulière des finances du CPAS. Dans un courrier envoyé au Collège communal de Verviers, dont fait partie le président du CPAS Hasan Aydin, le Ministre demande à la Ville de refuser l’utilisation contraire aux règles que le CPAS fait de ses bénéfices. Mais Hasan Aydin s’est alors exprimé, précisant que "ce courrier ne remet nullement en cause le transfert de fonds de réserve du service ordinaire vers le service extraordinaire, mais seulement l’utilisation qui en sera faite". Fin de la polémique ?

Pas tout à fait… car aujourd’hui, c’est le Collège Verviétois, par la voix de Muriel Targnion, bourgmestre, Jean-François Chefneux (Nouveau Verviers), Alexandre Loffet (PS) et Freddy Breuwer (MR), qui dit "déplorer la communication émanant du Président du CPAS. En effet c’est au Collège qu’il appartient de répondre au Ministre lorsqu’il interroge la Ville sur les pratiques budgétaires du CPAS dont la Ville est la première Autorité de tutelle". Malaise…

Et de préciser que "la Ville, comme le CRAC, ont fait savoir à plusieurs reprises qu’ils étaient opposés aux prélèvements massifs effectués par le CPAS (2 millions € en 2 ans) pour financer des investissements non prioritaires, pour lesquels aucune dérogation du ministre n’a été obtenue ni même sollicitée et qui nécessitent, au vu des priorités en matière d’activation sociale, une concertation en profondeur avec la Ville".

Sanctions ?

Dans ce courrier toujours, les représentants du Collège précisent que, "sans accord du ministre avec avis préalable du CRAC, ces montants transférés ne peuvent pas être utilisés pour financer les projets du CPAS. La façon de procéder dans le chef du CPAS pourrait conduire à l’imposition de nouvelles restrictions […] ce qui serait préjudiciable pour la Ville et le CPAS".