Suite à la décision de la commission de vigilance nationale du PS d’exclure Muriel Targnion du Parti socialiste ce jeudi, l’échevin des Finances Alexandre Loffet (PS), proche de la bourgmestre, réagit : "Je n’accepte absolument pas cette décision." Il se dit même "dégoûté". "J’ai relu la motivation de la commission et je ne suis pas du tout d’accord que ce soit l’instance nationale qui ait pris la décision, qui empêche du coup tout recours possible, et pas la fédération verviétoise."

Par ailleurs, l’échevin socialiste se demande pourquoi la bourgmestre seule a été exclue, "alors que nous étions sept signataires PS à signer les deux motions de méfiance", et donc à être menacés d’exclusion. "Qu’a-t-elle fait de plus que les autres ? J’attends d’ailleurs toujours ma lettre", sourit-il.

Le jeune échevin dénonce en outre un acharnement sur Muriel Targnion, en prenant l’exemple de Grâce-Hollogne, où "il s’est passé exactement la même chose (avec plusieurs nouveaux pactes de majorité déposés) et là on constate que le bourgmestre Maurice Mottard, contre lequel je n’ai rien, est toujours en place". "À situation similaire, des peines différentes" ; un "deux poids, deux mesures" donc. Et de poursuivre : "Je trouve étrange qu’on n’ait pas pris en compte les raisons sérieuses que nous avons invoquées pour déposer cette motion de méfiance individuelle."

Un avenir plus difficile

Quid de l’avenir ? L’échevin entend bien poursuivre le travail entamé au sein du collège "tel qu’il a été installé", "même si on sait qu’il sera plus difficile désormais de faire voter les points au conseil communal" sans majorité au sein du groupe PS, ni même au sein du conseil communal. Le CDH (suivi uniquement par Cécile Ozer et Jean-François Denis) est d’ailleurs appelé pour renforcer les troupes.

Ce scénario est toutefois, on l’a compris, hypothétique et, d’ici peu, il semble écrit que les troupes Pro-Targnion vont se disperser… Notons que la jeune conseillère communale Laurie Maréchal a annoncé ce vendredi quitter le PS, dans lequel elle dit ne plus se reconnaître. Elle siégera toutefois toujours au conseil communal.

Aude Quinet