Ce lundi, sur le coup de 14h, l'ancienne bourgmestre de Verviers avait rendez-vous au numéro 35 de la rue de la Science à Bruxelles où son avocat a plaidé en vue de contester le montage utilisé pour la destituer de son siège, elle, mais aussi l'ex-échevin et ex-PS Alexandre Loffet.

La désormais ex-bourgmestre et ex-PS avait en effet décidé de déposer un recours en extrême urgence au Conseil d'Etat le vendredi 25 septembre dernier à la suite du vote de la motion de méfiance mixte visant à l'évincer et installer le nouveau collège par une série de motions de méfiance (collective et individuelles), qui viennent "contourner la loi de la démocratie locale".

La Ville de Verviers était quant à elle défendue par son avocat Eric Lemmens qui a tenté de justifier la procédure utilisée pour placer Jean-François Istasse (7e score) comme nouveau bourgmestre.

A la suite des plaidoiries des deux parties, l'auditeur a finalement rendu un avis favorable à la thèse défendue par l’avocat de Muriel Targnion : la motion de méfiance mixte verviétoise est un contournement de la loi. 

L’auditeur est aussi favorable à l’extrême urgence de suspendre la motion, la situation portant atteinte à l’honneur et à la réputation de la partie requérante.

Reste à savoir si le Conseil d’État suivra l’avis de l’auditeur. L’arrêt est attendu dans les prochains jours. S'il va dans le même sens, Muriel Targnion pourrait réintégrer son bureau à l’hôtel de ville de Verviers, avant un possible nouveau tour de carrousel.