Une quarantaine de militants de la CSC-Enseignement Liège-Verviers se sont rassemblés vendredi matin, à Herve, devant le domicile du ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), Pierre-Yves Jeholet, afin de dénoncer le "piétinement" de la concertation sociale dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Des croissants et un vase lui ont notamment été offerts. "Avec ce vase, nous voulions lui expliquer que cette réforme des rythmes scolaires, après l'année difficile que les enseignants viennent de vivre en raison de la crise sanitaire, c'est vraiment la goutte qui fait tout déborder", a expliqué Isabelle Buchelot, permanente du syndicat chrétien.

Si elle n'est pas fondamentalement opposée à une réforme, la CSC regrette principalement le "calendrier imposé" et "le passage en force" du gouvernement qui entend appliquer sa réforme dès la rentrée 2022.

"Pour nous, c'est beaucoup trop tôt. De nombreuses questions restent en suspens et elles ne concernent pas que l'enseignement. On pense à toutes les gardes alternées qui devront repasser devant un juge ou au fait que cette réforme ne concerne qu'une communauté du pays. Tout ne pourra pas être réglé en un an", a poursuivi Isabelle Buchelot.

Au terme de leur action, les militants ont estimé "avoir été écoutés". "Le ministre-président nous a assuré qu'il ne voulait pas que la réforme aille trop vite et que si tout n'était pas réglé, il valait mieux postposer en 2023. Maintenant, on verra la suite", lors des discussions qui devraient reprendre à la rentrée, a enfin indiqué la permanente du syndicat chrétien.