Le rebond de l’épidémie n’épargne personne. En région verviétoise, de nombreuses maisons de repos sont impactées par le virus. Épargnée lors de la première vague, la résidence Ferdinand Nicolay, à Stavelot, doit faire face à un nombre élevé de cas positifs parmi son personnel et ses résidents. Une situation qui suscite une vive émotion parmi la population stavelotaine.

"Nous sommes impactés depuis quinze jours", précise le directeur de la résidence Alain Collard, qui dénombre une trentaine de membres du personnel ainsi qu’une trentaine (sur 114) de résidents positifs au Covid-19 dont trois sont décédés la semaine dernière. "Il s’agit d’une contamination extérieure via les agents ou les familles." Une situation révélée par la réalisation de 250 tests au sein de l’établissement le 17 octobre. "Nous commençons les tests salivaires de l’ULiège ce mardi."

Face à ces infections, une cohorte, autrement dit une unité du bâtiment rassemblant les résidents infectés, a été organisée au sein de la résidence de sorte à isoler ceux-ci des autres. "Cela a aussi comme avantage que le personnel soignant ne s’équipe qu’une fois lorsqu’il entre dans la zone, jusqu’à la fin de sa garde", limitant les risques de contamination lors du déshabillage. À noter que, par manque d’effectifs, le personnel positif asymptomatique est appelé à y travailler, "en s’équipant intégralement et respectant les mesures barrières". Grâce à l’amélioration des traitements, "on espère éviter un maximum de décès. On fait tout ce qu’on peut pour que ça se passe le mieux possible".

À noter que des solutions pour pallier la mise à l’écart temporaire du personnel infirmier sont à l’étude avec l’aide du gouverneur de la province de Liège.