Verviers

14 personnes doivent répondre de faits de "tendrie" pourtant interdite depuis 1993.

Le tribunal correctionnel de Verviers a entamé lundi l'examen d'un important dossier de capture et de détention d'oiseaux sauvages impliquant une quinzaine de prévenus qui doivent également répondre de faux et usage de faux ainsi que de diverses infractions techniques (bagues non-conformes, détention sans autorisation d'élevage et/ou de carnet d'identification) mais aussi la détention de filets japonais. En 2014, un Disonais de 58 ans a été contrôlé à Bullange en possession de plusieurs oiseaux qui ont été saisis, la division anti-braconnage avait sollicité de la téléphonie, laquelle avait abouti à une mise à l'instruction du dossier.

Une série de perquisitions avaient été menées en 2016 chez une quarantaine de personnes impliquées. Trois ans plus tard, 14 de ces personnes sur les 22 initialement poursuivies doivent répondre de faits de "tendrie" pourtant interdite depuis 1993. Parmi celles-ci, un habitant de Mettet en possession de 920 oiseaux, le seul poursuivi pour recel et un Vervietois de 89 ans condamné à de multiples reprises pour des faits similaires.

La plupart, reconnaissant être éleveurs, nie toutes les préventions à leur charge à savoir capture et détention illégales d'oiseaux ainsi qu'une série de préventions techniques de même que des fraudes au baguage des oiseaux.

Le dossier a été mis en débats continués au 16 décembre pour plaidoiries des parties civiles et réquisitoire du Parquet.