Samedi avaient lieu à Malmedy les célébrations du 100e anniversaire de l’attachement des cantons de l’Est à la Belgique. Pour l’occasion, plusieurs personnalités publiques, dont les ministres-présidents de la Communauté germanophone, de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie Bruxelles avaient fait le déplacement.

Premier à prendre la parole, Jean-Paul Bastin, bourgmestre de Malmedy, est brièvement revenu sur le volet historique : "le traité de Versailles à l’issue de la Première Guerre mondiale a permis à̀la Belgique de s’agrandir. Notre pays a obtenu les territoires d’Eupen, de Saint-Vith, de Malmedy et de Moresnet annexés par la Prusse en 1815, ainsi que la fin de la situation contestée du territoire de Moresnet neutre. La souveraineté belge sur Eupen, Malmedy et Saint-Vith a été soumise à̀ l’approbation des habitants via une consultation populaire qui a confirmé l’annexion de ces territoires, malgré des modalités de consultation discutables. Le 20 septembre 1920, la Société des Nations a proclamé le rattachement d’Eupen-Malmedy à la Belgique".

"Les germanophones ont trouvé leur identité"

Oliver Paasch, ministre-président de la Communauté germanophone s’est attardé sur la question de l’identité : "aujourd’hui, les Belges germanophones ont trouvé leur identité. On pourrait dire : nous calculons comme des Allemands, mais nous vi vons comme des Français". De son côté, Elio Di Rupo, ministre-président de la Région wallonne, est revenu sur le modèle particulier de la Belgique, en soulignant que "la Belgique fédérale présente des vertus.
3 langues y sont parlées,
3 modes de pensée se côtoient.
Nous avançons pourtant ensemble, dans la paix et la concertation. Comme toute chose, le modèle belge est perfectible." Alors que Pierre-Yves Jeholet, s’est attardé sur la langue : "toute atteinte à l’encontre de la langue est ressentie comme profondément intolérable. Qui touche à notre langue, touche à ce qui fait que nous sommes qui nous sommes".

La cérémonie s’est terminée en musique avec l’Euro Symphonic Orchestra qui a joué 3 morceaux, dont la Brabançonne.