Des centaines de policiers se sont réunis sur la place Saint-Lambert.

Ce mercredi matin entre 600 et 700 policiers ont décidé de se réunir sur la Place Saint-Lambert en marge de l’audience du Tribunal correctionnel de Liège qui se penchait sur une fusillade commise à Tiège, près de Verviers au cours de laquelle des policiers ont été blessés par des tirs à l’arme de guerre. 

En effet, le tribunal entend en ce moment même les parties civiles avant d’entendre le réquisitoire du parquet à charge de prévenus qui doivent répondre de tentatives d’assassinats sur des policiers lors d’une course-poursuite commise à Tiège. 

Le 14 octobre 2018, deux policiers ont été blessés lors d’échanges de tirs avec des malfrats en fuite. Une patrouille de la zone Vesdre a pris en chasse un véhicule suspect. La voiture, volée, a démarré en trombe. 

Le conducteur a pris la E42 vers l’Allemagne puis est sorti à Spa. Le fuyard est tombé sur un contrôle au rond-point de Tiège. Les malfrats ont fait demi-tout sur l’autoroute puis ont ouvert le feu sur les policiers. 

Un policier a été touché à la tête et au ventre alors que sa coéquipière a pris une balle dans la jambe. Un des malfrats a également été blessé. Comme lors de la première audience lors de laquelle le tribunal a entendu les bandes sons des appels à l’aide des policiers, une délégation de policiers est venue au tribunal. 

Mais cette fois, les policiers ont également décidé de se réunir sur la place Saint-Lambert en nombre. "Ces derniers mois, la Wallonie été le théâtre de faits d’une rare violence à l’égard des policiers dans l’exercice de leur fonction", indique Eddy Quaino Mandataire Permanent Police CGSP Admi. "La Province et zone de police de Liège ont déjà payé un lourd tribut et, il y a quelques semaines, c’est notre collègue Maxime Pans qui a été gravement blessé lors de faits d’une violence insupportable." 

C’est pour cette raison que les policiers se sont réunis en nombre sur la place Saint-Lambert au même moment que l’audience qui se tenait au tribunal. « Cela démontre que le métier de policier n’est pas sans risques, à l’instar d’autres métiers de la fonction publique qui sont aujourd’hui confrontés à des violences gratuites à l’égard des représentants de la loi et des institutions publiques. Dans ce contexte, la CGSP-Admi a décidé de soutenir et de participer à ce rassemblement organisé en soutien à nos collègues blessés et en mémoire de celles et de ceux qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Nos pensées vont à Lucille, Soraya, Amaury, Maxime et toutes les autres victimes directes ou indirectes de ces violences, dont leurs familles. Ensemble, on est plus forts !"