Verviers Le président du collège provincial fait le bilan en matière supracommunale.

Cela fera bientôt un an qu’ont eu lieu les élections communales et provinciales. Et alors qu’un nouveau gouvernement vient d’être formé au niveau wallon, l’heure est venue de faire le point avec le nouveau président du collège provincial liégeois. Lequel, à savoir Luc Gillard (PS), est toujours à la tête d’une majorité associant le MR. Et si l’accent a été mis sur la communication, afin de redorer l’image parfois abîmée de la Province, il fut également beaucoup question durant cette année de supracommunalité.

Et pour cause vu que cette dernière figure en bonne place parmi les missions qui lui sont confiées. Cela est confirmé, selon Luc Gillard, dans la déclaration de politique régionale, notamment concernant la problématique des zones de secours. Reconnaissant qu’il a fallu un certain temps pour reconfigurer les organes suite aux dernières élections, il met aussi en avant le travail effectué par l’ASBL Liège Europe Métropole (LEM). Laquelle constitue la structure chargée de définir les projets subsidiés en la matière.

Le député provincial-président insiste sur le fait que le budget qui y est dédié, soit 10 % du fonds des Provinces, est désormais en légère diminution. " Cela implique qu’il faut faire des choix qui sont parfois douloureux ", souligne-t-il, estimant que " satisfaire les 84 communes est une chose très difficile ". Ces choix sont effectués, selon Danielle Coune, "Madame Supracommunalité" à la Province, sur base de différents critères. À commencer, à en croire les intervenants, par " l’intérêt commun et le caractère structurant ". Une importance est également accordée aux axes stratégiques qui ont été définis.

Parmi ces derniers, on peut évoquer les services aux citoyens, le développement territorial ou la reconversion économique. Ceux-ci ont fait place depuis le dernier CA de LEM à d’autres, soit la sécurité, la mobilité durable et l’habitat/le logement. Sur ce point, la volonté exprimée est de valoriser davantage les zones autour des gares ainsi que les centres-villes. D’autres axes tels que les circuits courts, le tourisme fluvial ou le numérique sont aussi pris en compte. Quant aux nouveaux projets, ils doivent être départagés d’ici novembre.