Ils ont suivi avec une attention toute particulière les derniers remous du côté du PS… Au balcon, mais impliqués. "Ils", ce sont les élus MR, Nouveau Verviers et CDH. Et d’après Maxime Degey, chef de file libéral et actuel premier échevin, c’est bien "ensemble" qu’ils ont suivi et acté cette exclusion de Muriel Targnion, eux qui il y a trois jours encore, se disaient prêts à la suivre.

Depuis, les choses ont changé donc et il semble tout à fait illusoire de parier sur la bourgmestre qui se retrouve plus que jamais isolée ; son éviction du siège de bourgmestre est une question de semaines…

La question se pose dès lors aussi pour le MR, Nouveau Verviers et le CDH : qui pour diriger Verviers jusqu’en 2024 ? Si le PS doit se reconsolider et "élire" un nouveau chef de file, les actuels partenaires de majorité et le CDH comptent bien en être aussi. Et de vouloir inverser le rapport de force, en se présentant unis comme un seul homme… "Quoi qu’il arrive nous avons décidé de faire une offre sur le contenu du projet en nous basant sur la déclaration de politique de 2018 mais aussi la note CDH", explique Maxime Degey. Le contenu donc… et les élus. "Pour cette offre, nous espérons être une base de 13 conseillers voire 15". Comprenons 6 MR, 4 Nouveau Verviers et… 3 ou 5 CDH. Avec ou sans Marc Elsen et Claude Orban ? Au pire, 13 élus donc, en mesure de revendiquer au moins autant que le PS, déforcé quant à lui. "Oui, ce sera ensemble ou personne". Un pari…

Parmi les points dont il faudra assurément discuter, ne serait-ce que pour la constitution de futur pacte de majorité, "il y aura l’identité du futur bourgmestre", confirme Maxime Degey qui fait comprendre entre les lignes que l’union sacrée MR, Nouveau Verviers et CDH n’acceptera pas n’importe qui…

Et si cela coince ? Le spectre (pour la droite) de voir se constituer un "olivier" (PS-CDH-Ecolo) pourrait se dessiner même si, avec ce ralliement partiel du CDH, il semble que cette hypothèse soit enterrée.

À ce stade, il reste difficile de jauger la pertinence de la démarche… car à entendre ce vendredi encore les propos du jeune président local du CDH, Luc Mathues, il semble qu’ici comme ailleurs, l’équilibre soit (très) fragile : "Pour le CDH, à l’heure actuelle, il n’y a pas encore de position commune, on reste à l’écoute de tout le monde".